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lorsqu'elles sont, par la religion régnante, traquées et im-
molées sur tous les points d'un pays, elles peuvent bien,
une fois victorieuses, se livrer librement à des accès de
rage, et je ne vois dans ce fait qu'un nouvelle preuve des
résultats terribles qu'entraînent après elles les persécutions
religieuses. Le catholicisme ne fut-il pas la cause première
de tous ces désastres ? Gardons-nous donc de réveiller les
fureurs qui s'apaisent, jetons un voile prudent sur cette
sanglante époque. M. l'abbé Cahour écrivant l'histoire de
Fourvière, devait, en celte circonstance, rester à Fourvière
et ne point se promener à travers les ruines de la ville. Ce
que j'ai dit du XVI siècle s'applique également au XVIII. La
Révolution française a eu ses débordements trop souvent
justifiés; mais n'oublions jamais que nous lui devons beaucoup;
soyons justes envers chaque époque.
    J'ai pu m'élonner aussi d'entrevoir quelques traits épigram-
 matiques lancés contre la mémoire du grand homme sous
 l'empire duquel l'église de Fourvières fut inaugurée en 1805:
 l'historien d e l à chapelle ne devait voir qu'une chose; la main
 qui ouvrit les portes de l'église ; toute autre considération
 personnelle devait rester étrangère à ces pages. Qu'est-ce en-
suite que cette pompeuse descripliou de la blanche procession
de 1815 ? Veut-on faire rougir les complaisants acteurs de celte
comédie politique ? veut-on réveiller en nous le désir d'une
invasion étrangère ! En 1838, croyez-moi, nous sommes très
peu flattés de connaître la particularité de celte pompe reli-
gieuse placée sous l'influence des baïonnettes autrichiennes.
Il nous importe peu de savoir « qu'un nombreux état-major
 « autrichien, avec le Baron de Frimont général, en chef, et
 « le Baron de Fursten-Verlher commandant de la place
 « montèrent avec les fidèles rendre grâces à Marie de la
 « chute de l'empire. » C'est en associant la religion au succès
des causes royales, qu'on parvient à la compromettre avec
celles-ci. Tout ce, récit très long était donc déplacé. Vous
nous vantez la piété du maréchal Suchet qui, selon la rumeur