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1GG contre la M é t r o p o l e , l'autorité des Vice-Rois d'Espagne ne s'était pas rétablie. Ce n'était p o u r t a n t qu'à c i n q années de là qu'il devait a p p a r t e n i r au général Iturbide de proclamer l'indépendance des colonies Espagnoles ; mais, fou de vanité et de puissance, ce cbef militaire était aussi destiné à être chassé p a r ses compatriotes, le j o u r même où, singeant B o n a p a r t e , il allait ceindre de la c o u r o n n e impériale son front orgueilleux. Exemple admirable de la sagesse et de la modération p o p u l a i r e , enseignement parfait fourni à l'aveuglement, et, par m a l h e u r , tous deux demeurés inuti- les!... Revenu au Mexique, dans le b u t de renverser le G o u v e r n e m e n t républicain établi p a r le peuple, Iturbide devait être pris et fusillé comme traître à la patrie. Cette fin tragique était vraiment marquée p o u r être u n e leçon et u n e menace nouvelle à ces ambitieux insensés qui osent e n t r e p r e n d r e d'usurper à jamais les droits d'un p e u p l e intelligent et fier!... Ces grands événements allaient successivement surgir au sein de l'Empire conquis p a r F e r n a n d C o r t e z ; l'état de troubles, qui en était déjà le précurseur, favorisait les nouveaux colons du Texas. Les embarras d'une guerre intestine leur promettaient l'oubli d o n t ils avaient besoin de la p a r t de ceux qui auraient pu concevoir l'intention de leur nuire. Ils se hâtèrent donc de combiner les derniers moyens de colonisation. T o u t étant p r ê t , on quitta l'île de Galveston. U n e partie des colons p r i t la voie de t e r r e , l'autre partie remonta la T r i n i t é p o u r se r e n d r e à l'emplacement qui allait devenir le C h a m p d'Asile. P a r c o u r a n t u n pays désert et inconnu, ils couru-, r e n t de très grands dangers de diverses natures. Lorsqu'ils se réunirent enfin, six de leurs compagnons avaient péri ; cent autres forcés par la faim à manger d'une herbe i n -