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de la république des lettres. Brossette peut être regardé
comme un type.
   Quant au volume qui lui donne rang parmi les historiens
lyonnais, c'est un travail assez mince, qu'il était indispensa-
ble pourtant de rappeler.
   Claude Brossette , seigneur de Varennes-Dappetour, avocat
au Parlement de Paris et aux cours de Lyon, naquit à Teizé(l),
en Lyonnais , le 8 novembre 1671 ; il fut plus recommanda-
ble par sa probité et ses talents littéraires , que par sa nais-
sance. Nous ne savons aucune des particularités de sa jeunesse;
nous passerons donc rapidement à l'année 1698, époque de
sa liaison avec Despréaux, liaison qui vraisemblablement ne
dut son origine qu'à une visite de politesse, ou peut-être de
curiosité de la part de Brossette qui se trouvait alors à Paris,
où il avait été député pour les affaires de l'Hôtel-Dieu de
Lyon (2). Cette première entrevue produisit un effet mutuel,
et donna lieu en même temps à des rapports intimes , qui
durèrent plus de douze années. C'est à leur correspondance
que nous demanderons tons les secrets d'une longue amitié.
   Le 10 mars 1699, Brossette écrivait à Despréaux, et lui
envoyait le Procès-verbal des conférences tenues par ordre du
roi, entre MM. les commissaires du conseil et MM. les députés
du Parlement de Paris , pour l'examen des articles de l'ordon-
nance civile du mois d'avril 1667, et de l'ordonnance criminelle
du mois d'août 1670; Lyon, 1697 et 1700; Paris , 1709, in-4°.
C'est le premier ouvrage de Brossette. « Vous trouverez dans
le même paquet, disait-il à Despréaux, un livre d'une espèce
bien différente : c'est l'ouvrage ridicule d'un auteur très-ridi-
cule     J'ai eu l'honneur de vous dire à Paris que l'année der-
nière un libraire de Lyon, à qui l'auteur avait envoyé son

   (1) Et non point à Lyon même, comme le disent les biographes. Voyez les
Archives du Rhône, t. vin, p. 153.
   (2) Avertissement de l'édition de Boileau> 1717. — Cizerou-Rival, Lettres
familières de MM. Boileau Despriaux et Brossette, t. i, p. 77.