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  Lyon en 1801, et démontré par des expériences solennelles les
  qualités préservatives et l'innocuité de la vaccine.
     Pour mettre le public à même de juger le style de l'auteur,
  nous donnerons ici le tableau qu'il trace de la mort naturelle
  chez les vieillards.
     « Une mort pareille n'a rien d'effrayant ni de douloureux;
  les organes éloignés du centre perdent de proche en proche
 et sans souffrance les facultés qui leur sont propres ; la des-
 truction marche, pour ainsi dire, à pas comptés ; le cœur et
 la tête vivent encore, que le reste de la machine a déjà subi
 la loi commune et inévitable. Mais, un instant avant la con-
 sommation du sacrifice, la pensée semble reprendre chez
 quelques-uns toute la vigueur de l'âge et de la force, les sou-
 venirs généreux se pressent dans ce cerveau, qui dans un
 instant cessera d'être ; et l'expression de ces souvenirs a
 quelque chose de solennel et d'attachant. Ordinairement le
 vieillard sent et annonce sa mort; toujours il la fait précé-
 der d'exhortations religieuses qu'il adresse aux assistants et
 de bénédictions qu'il répand sur les siens. Le spectacle d'une
 mort pareille n'a rien de lugubre ; les larmes qu'il arrache
ne sont ni les larmes de la joie ni celles de la douleur ; elles
appartiennent à un sentiment qui émeut et console. »
    Nous terminerons en indiquant cet ouvrage comme un de
ceux que les praticiens liront avec plaisir, y retrouvant les
phénomènes de la nature décrits avec exactitude, et que les
jeunes médecins consulteront avec fruit, pouvant y acquérir
l'expérience que donne la pratique.
                                  A.   POTTON, D. M.   P.




             NOTICE HISTORIQUE SUE LA SYPHILIS.


   Tel est le titre modeste d'un discours prononcé à l'Anti-
quaille, parle docteur Repiquet, chirurgien en chef âel'hospice7
et publié par ordre de .l'administration.