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494 Lyon en 1801, et démontré par des expériences solennelles les qualités préservatives et l'innocuité de la vaccine. Pour mettre le public à même de juger le style de l'auteur, nous donnerons ici le tableau qu'il trace de la mort naturelle chez les vieillards. « Une mort pareille n'a rien d'effrayant ni de douloureux; les organes éloignés du centre perdent de proche en proche et sans souffrance les facultés qui leur sont propres ; la des- truction marche, pour ainsi dire, à pas comptés ; le cœur et la tête vivent encore, que le reste de la machine a déjà subi la loi commune et inévitable. Mais, un instant avant la con- sommation du sacrifice, la pensée semble reprendre chez quelques-uns toute la vigueur de l'âge et de la force, les sou- venirs généreux se pressent dans ce cerveau, qui dans un instant cessera d'être ; et l'expression de ces souvenirs a quelque chose de solennel et d'attachant. Ordinairement le vieillard sent et annonce sa mort; toujours il la fait précé- der d'exhortations religieuses qu'il adresse aux assistants et de bénédictions qu'il répand sur les siens. Le spectacle d'une mort pareille n'a rien de lugubre ; les larmes qu'il arrache ne sont ni les larmes de la joie ni celles de la douleur ; elles appartiennent à un sentiment qui émeut et console. » Nous terminerons en indiquant cet ouvrage comme un de ceux que les praticiens liront avec plaisir, y retrouvant les phénomènes de la nature décrits avec exactitude, et que les jeunes médecins consulteront avec fruit, pouvant y acquérir l'expérience que donne la pratique. A. POTTON, D. M. P. NOTICE HISTORIQUE SUE LA SYPHILIS. Tel est le titre modeste d'un discours prononcé à l'Anti- quaille, parle docteur Repiquet, chirurgien en chef âel'hospice7 et publié par ordre de .l'administration.