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     Ce sujet a fourni à l'auteur une occasion de se prononcer
 sur plusieurs points de cette maladie, et de faire connaître
 son opinion fondée sur une grande expérience.
     « Sans se prononcer d'une manière absolue contre l'ancien-
 neté du mal vénérien, sans rejeter entièrement l'avis de ceux
 qui croient à l'existence de la syphilis en Europe avant la
 découverte du Nouveau-Monde, ne pourrait-on pas penser,
 dit l'auteur, que cette maladie, sans qu'on puisse en assigner
 la cause, s'est montrée vers la fin du 15e siècle avec des
 symptômes d'une violence inconnue jusqu'alors.
    Le docteur Répiquet développe ensuite ses doctrines sur
 l'affection qui nous occupe, il la regarde comme essentielle-
 ment contagieuse : il résout par des preuves scientifiques,
 par des observations tirées de sa pratique, trois questions
 agitées depuis long-temps. 1° Il pense qu'il existe un virus
 spécifique, mais qui produit des symptômes dissemblables.
 2° Il prouve l'hérédité du mal par des faits dont il a été té-
 moin. 3° Enfin, sans voir dans le mercure un spécifique, il
regarde ce médicament, si dangereux entre les mains de
l'empirisme et de l'ignorance, comme tout puissant dans la
majorité des cas traités par un praticien habile. 11 énonce
postérieurement un fait certain, et cependant peu répandu
dans le monde médical, c'est la difficulté parfois de diagnos-
tiquer la syphilis ; puis il établit les bases du traitement à
suivre dans cette maladie; il nous a été donné comme in-
terne pendant deux ans d'en étudier les effets, et nous pou-
vons ici en constater l'efficacité.
    Ce discours se termine par l'exposé des améliorations in-
troduites dans l'hospice par les administrateurs dans l'intérêt
des malades comme dans l'intérêt de la science. C'est depuis
peu d'années seulement, et sur la proposition du docteur
Martin jeune, que l'Antiquaille, comme tous les autres hô-
pitaux , présente un enseignement clinique, à la tête duquel
se trouvent placés les docteurs Répiquet et Bottex, chargés
dans la maison du service des aliénés.
                                A. POTTON , D. M. P.