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495 Ce sujet a fourni à l'auteur une occasion de se prononcer sur plusieurs points de cette maladie, et de faire connaître son opinion fondée sur une grande expérience. « Sans se prononcer d'une manière absolue contre l'ancien- neté du mal vénérien, sans rejeter entièrement l'avis de ceux qui croient à l'existence de la syphilis en Europe avant la découverte du Nouveau-Monde, ne pourrait-on pas penser, dit l'auteur, que cette maladie, sans qu'on puisse en assigner la cause, s'est montrée vers la fin du 15e siècle avec des symptômes d'une violence inconnue jusqu'alors. Le docteur Répiquet développe ensuite ses doctrines sur l'affection qui nous occupe, il la regarde comme essentielle- ment contagieuse : il résout par des preuves scientifiques, par des observations tirées de sa pratique, trois questions agitées depuis long-temps. 1° Il pense qu'il existe un virus spécifique, mais qui produit des symptômes dissemblables. 2° Il prouve l'hérédité du mal par des faits dont il a été té- moin. 3° Enfin, sans voir dans le mercure un spécifique, il regarde ce médicament, si dangereux entre les mains de l'empirisme et de l'ignorance, comme tout puissant dans la majorité des cas traités par un praticien habile. 11 énonce postérieurement un fait certain, et cependant peu répandu dans le monde médical, c'est la difficulté parfois de diagnos- tiquer la syphilis ; puis il établit les bases du traitement à suivre dans cette maladie; il nous a été donné comme in- terne pendant deux ans d'en étudier les effets, et nous pou- vons ici en constater l'efficacité. Ce discours se termine par l'exposé des améliorations in- troduites dans l'hospice par les administrateurs dans l'intérêt des malades comme dans l'intérêt de la science. C'est depuis peu d'années seulement, et sur la proposition du docteur Martin jeune, que l'Antiquaille, comme tous les autres hô- pitaux , présente un enseignement clinique, à la tête duquel se trouvent placés les docteurs Répiquet et Bottex, chargés dans la maison du service des aliénés. A. POTTON , D. M. P.