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découvertes du Satyricon. (Bude, avant 1584; Traù, vers 1663,
Belgrade, 1688.) provinssent du même coin de l'Europe; celte
dernière fut loin d'être sanctionnée : on attaqua l'authenticité du
nouveau fragment qu'on traita d'apocryphe ; Nodot employait
ses quartiers d'hiver à répondre à ses adversaires ; ce qui
n'empêcha pas qu'il n'eût plus de critiques que de partisans. Ce-
pendant il put compter plus d'une autorité en sa faveur : F. Char-
pentier, directeur de l'Académie, à qui il avait annoncé de Stras-
bourg (12 octobre 1690) sa fameuse découverte, lui répondit de

dont le nom parait avoir été plus anciennement Cepio ou Cseppio (Th. Reinesibus,
p. 599; C. Tilebomen, p. 5 4 1 , éd. Burman, 1745.) Il appartenait d'abord à
Hector Cippi, cousin de l'historien Coriolan Cippi qui écrivit la guerre de Venise
contre Mahomet II; il passa ensuite à Nicolas Cippi, son arrière Pelit-fds. Après
avoir achevé ses études en droit à Padoue, Marinus Statilius, de retour à Traù,
où il était né vers 1615, découvrit ce manuscrit dans la bibliothèque de son ami
Nicolas Cippi, à peu près en 1640; il en parla à plusieurs savans, mais ses occu-
pations l'empêchèrent d'en préparer la publication , et ce ne, fut que long-temps
après qu'il le communiqua à l'éditeur de Padoue qui l'imprima en 1662. Jean
Lucius qui en avait pris connaissance lorsqu'il était à Traù (et, d'après Jacob
Spon , il avait quitté Traù avant 1650; les biographes ont tort de lui attribuer
la découverte du manuscrit qui est réellement due à Marinus Statilius ) et
qui l'avait soigneusement collationné , le tira de l'oubli où il restait dans la bi-
bliothèque de Statilius; à son instigation, Antoine Grimani, légat de Venise,
près le saint Siège, obtint qu'il f fit envoyé à Rome, où il resta long-temps soumis à-
l'examen des érudils. Nicolas Heinsius en expédia alors une copie à Jean Seheffer
qui l'imprima à Upsal en 1665 ; Jean Lucius en fit autant pour les frères Blaeuw ;
mais l'œuvre tomba à Paris entre les mains d'un savant qui l'y fit paraître. Tho-
mas Reinesius, de son côté , en donna à Leipzig en 1666 une édition qu'il dé-
dia à Colbert. Enfin, le 14 nov. 1668, Jean Lucius, dont on avait adopté le
travail, en transmit une seconde copie aux frères Guillaume et Pierre Blaeuw qui
l'imprimèrent à Amsterdam en 1668 et en 1669 ; Jean Blaeuw en tira une belle
édition en 1670. Le manuscrit était rentré en 1675 dans la bibliothèque de Mari-
nus Statilius chez qui Jacob Spon le vit alors; plus tard , Laurent Statilius, sans
doute le fils de Marinus, le remporta en Italie (Mabillon, ileritaîi., 1.1, p. 202);
et enfin il a fini par passer en France dans la bibliothèque du roi.

   Aujourd'hui, ce manuscrit, qui souleva jadis tout le monde littéraire , lan-
guit ignoré sous le n° 7989; ses pages, qu'ont parcourues tant de savans, ne
reçoivent plus de visite; c'est à peine si le bibliothécaire lui-même ne l'a pas oublié.
Aussi est-il, en 1335, peut-ùtre aussi bien conservé qu'il l'était, il y a. plus d'an