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tA TOUK DÉ LA BELLE-ALLEMANDE sera consultée comme u n e page

avec plus de fondement, que ce tombeau était celui d'un frère et d'une sœur,
qui par conséquent portaient tous deux le nom d'Amandus et se chérissaient
tendrement. Voici cette dernière inscription :

             D.                                                    M.
                             ET MEMORLE ETER
                             M ALLE TRIBUTS
                       FEMIM SANCTISSBLE ARVESCIUS
                            AMANDUSFRATER
                            SORORI KARISSIJVLE
                         PONENDIM CUR.WIT ET SUB
                             ASCIA DEDICAVIT.

    « A ces -versions nous ajouterons celle dé notre chronique :
   » En ce lieu est un monument qu'on dit avoir été élevé par les Druides lors-
qu'ils habitaient l'IIe-Barbe ; là était dressé un petit autel qui subsite encore , sur
lequel était la statue du dieu Apollon, dont les temples, dans cette contrée, étaient
à Pollionay et à Polleymieux, et chaque fois que ces prêtres se rendaient à la
Guy-hostière , à l'extrémité du pont d'Innocet IV, à Lyon , pour y célébrer la cé-
rémonie du gui ; ils commençaient cette cérémonie vers ce monument; telle est
l'opinion de Boronium et de Gisco , illustre abbé de notre ordre , décédé à l'Ile-
Barbe , en 615.
   «Depuis Rémi, de l'illustre famille des d'Amanzé, et oncle de Renaud d'A-
manzé, aujourd'hui sacristain de l'église de Lyon,.alors possesseur du terrain où
est ce monument, fiancé à Marguerite d'Amanzé, sa cousine, de la maison de
Bourgogne, qui se noya en prenant avec lui le plaisir de la pêche, dans l'étang
de la Yoza , fui fit creuser un sépulcre sous l'autel même sur lequel était jadisda
statue d'Apollon , où chaque jour il allait lui témoigner doux et larmoyant souve-
nir d'amour, et voulut être enterré auprès de la jouvencelle, ce qui arriva quinze
ans après, en 1380, étant mort doyen du chapitre de l'église de St-Jean. On
voit sur le portique dudit tombeau cette inscription :


                              TOMBEAU DES DEUX AJIANZÉ.



   » Quoiqu'il en soit on crut devoir trouver quelques éclaircissemensdans lesfon-
demens de cet édifice ; et malgré les représentations de quelqueshommessages,
on ne craignit pas , en 1707 * de le démolir. Cette destruction a produit fe perte
d'un monument précieux , sans offrir aucun des renscigncmens qu!on en .atten-
dait.