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                                        soo
   Somme toute , LA FONDATION DE L'ERMITAGE DU MONT-CINDRE ET DE


en avaient été exceptées, t'était surtout le long des grands chemins qu'on plaçait
les tombeaux , soit, dit Varron , pour rappeler le souvenir des morts ; soit pour
instruire les yivans, soit aussi pour les exciter à défendre avec courage leur pa-
trie , en y voyant les sépulcres de leurs ancêtres.
   « Mais un tombeau bien plus antique que celui d'Apollinaris et de Siagrius,
achèvera de nous instruire sur l'ancienne situation de celte ville. C'est le fameux
sépulcre des Deux Amans, qui fut construit dans cette branche des grands che-
mins d'Àgrippa, qui menait de Lyon vers l'Océan. Ce monument qui était placé
fort près de l'église de l'Observance , nous montre que Lyon ne s'étendait pas
autrefois ( non plus qu'aujourd'hui ) au delà du rocher de Pierre-Scise.
   « Ce monument ne portant aucune inscription , et la tradition seule lui ayant
conservé le nom des Deux Amans, tous les savans se sont épuisés en conjectures.
Paradin croit que ce fut le tombeau d'Hérode et d'Hérodias exilés à Lyon par
l'empereur Caligula. De Rubys dit que c'est le tombeau de deux époux chrétiens,
qui vécurent ensemble dans une continence perpétuelle. De Rubys confond sans
doute ces amans de Lyon avec ceux de Clermont, dont Grégoire de Tours nous
a conservé l'histoire très-détaillée. Une inscription antique qu'on voyait autrefois
dans le cloître de Si-Jean , a fait croire à Ménestrier que ce tombeau était l'ou-
vrage de deux affranchis, qui avaient eu pour maîtres deux prêtres d'Auguste ,
qui portaient l'un et l'autre le nom d'Amandus, pour marquer leur juste r e -
connaissance à ces deux généreux maîtres. Mais cette conjecture porte à faux ,
puisqu'il est question de trouver deux Amandus , ou deux amaus, et qu'il n'en
parait qu'un seul dans celte inscription, qui a été déplacée comme on le prétend.
  La voici toute entière :
                                T. CLAUD. AMAND.
                    ïiml ( o u ) SEVIRO AUGUSTALIS LUGUD,
                                   PATRONO
                                 SANCTISSIMO
                                    CLAUD.
                                PEREGRINO ET
                                  PRIMIGENIUS
                             LIBERTI ET IÃEREDES
                              POM CURAVERUNT.
  «Enfin une autre inscription trouvée dans le faubourg dé Vaise , fort près du
même lieu où était le tombeau, dont le style et le goût de 'l'architecture pa-
raisse être du même siècle , et où se trouve le terme de sibique amantissimœ qui
n'est pas certainement de celui d'Auguste, non plus que les noms à'Arvescius
Amandus , et à'OHa Tributa , qui sont deux noms gaulois latinisés , a l'ait croire,