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   « Au nom de la très-sainte, adorable et indivisible Trinité,
Père , Fils et Saint-Esprit. Sur le point d'être jugé par des hom-
mes pour avoir tâché de m'opposer aux désordres de l'esprit d'a-
narchie et de licence , et vraisemblablement sur le point d'être
jugé au tribunal de Dieu pour mes péchés et pour toutes les
fautes de ma vie , dont je lui demande sincèrement et humble-

 que les supplémens hideux, déplorables et impuissans de cette belle force morale,
de cette force intime et sourde qui nous vient de la sagesse et du bon usage de
l'expérience. La force physique, sans celle-là, n'a ni but ni direction ; elle est
plutôt un principe d'ébullitions irrégulières et spontanées, qu'une véritable résis-
tance publique. Combien ce fantôme de force est différent de celle qui réside
     sein d'une législation dictée par la maturité,. d'une législation adaptée aux.
   ommes, au temps et aux choses, d'une législation dégagée de toutes les tristes
 abstractions qui en ternissent la dignité, d'une législation surtout qui admette les
       5 sensibles et morales! C'est là le grand ressort des sociétés reconstruites sur
      jases de la justice éternelle : c'est là l'inébranlable pivot de la liberté et de
      licite nationale ; c'est là la grande et invincible résistance qui, en réagissant
     îcieusement et sans interruption contre les ennemis du bonheur du peuple,
     T oppose un spectacle bien plus imposant, plus majestueux et plus terrible,
    i tout le formidable appareil de ces bouches de bronze qui vomissent le tonnerre
     a foudre.
      ais une preuve, M.. C. F . , que tout ce tumulte et toutes ces fermentations
       est bornée jusqu'ici notre sagesse révolutionnaire, ne sont pas des mesures
        Jes et indicatives de la véritable force qui soutient une grande révolution,
         jue nos ennemis domestiques et étrangers se sont toujours applaudis de
          s voir employer, et que toujours ils les ont comptées parmi les facilités et
 lus re,»ources que la suite des évènemens leur ménageait. C'eut été de bonnes
lois , c'eut été l'union des citoyens qui les auraient bien interdit. Ce qui présente
une grande consistance est bien plus redoutable que ce qui excite.un grand tu-
multe ; car la consistance vient de l'unité, au lieu que le même bruit peut être
soufflé par des esprits contraires, et pour des fins incompatibles.
    Comme les temps de révolution sont les beaux jours de toutes les passions dé-
réglées et voraces , et qu'ils présentent des issues innombrables à l'éruption de
tous les vices, il est impossible dans les commencemens et dans le cours de la
grande secousse que demande la régénération d'un gouvernement, de discerner
de la masse des bons citoyens, qui se meuvent par l'amour vertueux et pur de
la liberté, ces hommes perdus qui ne s'agitent que pour tout envahir et tont dé-
vorer. Au milieu de la confusion et de l'inquiétude universelle, les passions lâches
et sordides paraissent tellement en harmonie avec l'enthousiasme noble et sublime