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nient pardon , etpour lesquelles j'espère fermement de sa grande
miséricorde, à cause des satisfactions et des mérites infinis de
Jésus-Christ, notre Seigneur, je déclare que je me repens de
tout mon cœur de tout ce que j'ai dit , fait et écrit, tendant à
appuyer les principes d'après lesquels on a fait en France des
changemens , qui sont devenus si funestes à la religion , et par

de la liberté, qu'on lui décerne les. mêmes éloges, et qu'on s'y confie avec le
même abandon. Par une suite de cette première erreur, on croit pouvoir mesurer
les ressources qu'on aura, pour terminer et affermir une révolution, sur celles
dont on a été pourvu pour en faire l'ouverture. Mais dès qu'il s'agit de s'arrêter
enfin à quelque chose et d'arriver à un résultat réel, comme on est alors étonné,
épouvanté de tout ce qu'il faut rabattre du premier culte ! Quelle déduction à
faire! cpmrne on est surpris de la nécessité où l'on se trouve réduit de réléguer
parmi les suppôts de contre-révolution, tant d'hommes qui s'étaient montrés pour
le peuple et pour la liberté !
    Ainsi c'est une nécessité que cette portion gangrenée et impure d'une grande
et sage nation qui voulait atteindre au bonheur par la liberté, par la justice et
par les lois , c'est une nécessité que cette classe dévorée de toutes les basses et
abjectes passions, s'applique sans relâche à perpétuer l'anarchie, à faire naître
sans-cesse de nouveaux mouvemens, et à produire révolutions sur révolutions.
Comme ces hommes vils et ténébreux sentent bien qu'il ne peut résulter de la
fin des troubles rien qui ne les replonge dans leur nullité, ou plutôt rien qui
n'appelle sur leurs têtes criminelles la vengeance des lois; l'approche de la
clôture des choses et du repos de tous les mouvemens, est pour eux un signal
 de calamité; et ils vendraient leur pays à l'ennemi, s'ils ne l'ont déjà fait, plu-
tôt que de souffrir qu'il soit en paix, et que leurs concitoyens soient heureux.
Pour eux la contre-révolution c'est le retour de la justice, de la morale et des
vertus; pour eux toute espèce de constitution sera mauvaise, tyrannique , odieuse,
parce qu'elle aura toujours l'impardonnable défaut de leur montrer des auto-
rités, des lois et des tribunaux.
    Attendez qu'il en paraisse une qui nous promette enfin un dénoûment et un
ordre fixe de choses, et croyez qu'à cette époque ils vont encore crier que tout
 est perdu, que tous les ennemis de la liberté sont redevenus les plus forts, que
 si le peuple ne se lève encore, il va retomber dans la servitude, qu'il faut tout
recommence», qu'il faut encore annoncer l'extrême danger de la patrie par le
 son des tocsins, par le tonnerre des carions d'alarme; qu'il faut renouveler les
 scènes de sang et de carnage, et ressusciter tout l'éclat des grandes terreurs.
    Oui, telle est, chers concitoyens, la chaîne interminable des maux et des
 horreurs qui nôns sont réservés, si la nation ne trouve enfin un moyen prompt