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 soin de garder leurs personnes , et le bonheur d'être passée en
 revue et accueillie par eux.
    Charles YI fut reçu par Cinq cents bourgeois armés et vêtus de
rouge, et par cinq cents autres vêtus de tuniques bleues. Cette
 troupe se rangea en haie près de l'archevêché, et cria , suivant
la coutume, en le voyant paraître : Môntjoye, Si. Denis, vive le
Roi. Dès lors l'uniforme particulier de la bourgeoisie était déjà le
rouge et le bleu.
   Louis XI fut si charmé de l'accueil et du zèle des citoyens de
Lyon à le recevoir , qu'il établit les quatre célèbres foires qui
accrurent les richesses de cette ville , en étendant les privi-
lèges de son commerce.
   Au passage de Henri II , on lui dtessa un trône au logis du
Mouton, près de Vaise : « Pour ouir , dit la chronique , et passer
en revue les capitaines des enfans de la ville. Pour éviter con-
fusion , ajoute-t-elle , les capitaines , lieutenans et enseignes
marchaient ensemble de trois en trois , et étaient suivis de leurs
bandes, l'un après l'autre , et chacun ensemble, ordre de trois....
Ce qui fut chose émerveillable aux regardans, et même à tout
capitaine et entendant le fait de la guerre, de voir si gros nombre
de gens de ville, en si peu de temps être en si bel ordre, sans
que l'on vît tout le long de la ville tous sir ni parler un seul, et
sans interrompre son ordre ; ce qui montrait assez aux connais-
seurs que la plupart d'eux savaient les armes. »
   Le lundi 6 septembre 1574 , Henri III arriva à Lyon : « Pour
le recevoir , dil la relation imprimée , les sieurs echevins firent
préparer, armer et équiper les forces de la ville étant sous la
charge et conduite des capitaines pennons, ainsi nommés des
étendards ou panons en drap, pannus , qui leur servent d'ensei-
gnes. Ces enseignes déployées, lesdits capitaines se rendirent,
en la place de Belleeour pour y dresser un bataillon , et y faire
les salves d'arquebuses accoutumées. «
   C'est aux trente six pennonages, précédés des echevins que
Henri IV, toujours affable , et ayant l'art d'attacher tous les
cœurs par son courage , ses bienfaits et le charme de ses paroles,
tint ce discours : « Mes amis , j'ai loué votre fidélité , j'ai tou-
jours cru que vous étiez Français, et vous me l'avez bien montré.