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 plans et dessins du monument à lui élever, te bas-relief était
  d'autant plus précieux, qu'il offrait les portraits fort ressêrablans
  des ministres et des seigneurs de la cour qui se tenaient auprès
  du roi, â cette audience ; et la salle y était si exactement dépeinte,
  qu'on y voyait jusqu'au tableau du mariage de Louis XII avec
 Anne de Bretagne. Ce beau monument avait été commandé à
  Coysevox en 168-5. On ignore encore les raisons qui suspendirent
  Son exécution ou son transport; mais ce qu'il y a de certain, c'est
 qu'il ne fut érigé qu'en 1726, onze ans après la mort du r o i , et
 six ans après celle de l'artiste (1).
    Un de ses plus parfaits ouvrages, était la statue en pied d'Adé-
 laïde de Savoie, femme de Louis, duc de Bourgogne, père du roi
 Louis XV. Cette statue, où la princesse était représentée sous
 les traits de Diane, traversant les bois, et accompagnée d'un
 chien, se voyait, en 1721, au délicieux château de Petit Bourg,
 appartenant alors au superbe duc d'Antin, et qui a été possédé
 depuis parla présidente de Chauvelin, par le marquis de Poyanne,
 par la duchesse de Bourbon, enfin par le lyonnais M. Perrin
 l'aîné, fermier des jeux de Paris, qui l'a revendu au commence-
 ment de la restauration.
    Le dernier des ouvrages de Coysevox, et qui se ressent du grand
 âge où il l'exécuta, est la statue en marbre de Louis XIV, ac-
complissant le vœu du roi son père. Cette statue se voit à l'église
de Notre-Dame de Paris.
    Le nombre des bustes faits par lui est vraiment incalculable.
Il s'est, dans ce genre, montré tellement supérieur, autant sous
le rapport de la ressemblance que sous celui de la naïveté de
l'expression, qu'il a mérité d'être appelé lé Van~Dyek de la scul-

   (1) Le 10 novembre 1754, une statue pédestre du roi Louis XV, sortie des
mains de Jean-Baptiste Lemoyne, fut érigée à Rennes, sur une place nouvelle-
ment construite d'après les plans de Jacques Gabriel, architecte de sa majesté.
Cette statue, en bronze, plus grande que nature, était placée sur un piédestal
revêtu de marbre blanc, de 14 pieds de hauteur. La figure du roi, accompagnée
de trophées et de drapeaux, l'était encore de la Bgure de la déesse Hygie, par
allusion au rétablissement de la santé du roi qui fit une si grande maladie en
1774, et de celle de la Bretagne personnifiée, avec les attributs de la guerre et
du commerce.