Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
[ Revenir aux résultats de la recherche ]
page suivante »
                                       104
      ncraie :.« Instruisez nos frères les jacobins, racontez-leur avec
tM'j. des paroles de fer le crime épouvantable commis par l'aristo-
      cratie lyonnaise qui s'accroît chaque jour.... Donnez-nous des
      forces suffisantes et des commissaires sans-culottes , et nous
      vous répondons du salut.de la cité. »
         Une adresse, rédigée par Chalier et adressée à la Convention ,
      pour demander l'établissement d'un comité de salut public , le
      désarmement des suspects, une levée de 8400 hommes pour
      former une armée révolutionnaire et un emprunt forcé de six
      millions, fut votée par la municipalité et les corps judiciaires
      et administratifs réunis.
         Mais la Convention en votant le 15 mai un décret défendant
      l'installation d'un tribunal révolutionnaire à Lyon, et autorisant
      les Lyonnais à repousser la force par la force, fut loin de ré-
      pondre aux désirs de Chalier; celui-ci, sentant déjà s'étendre et
      s'emparer de l'esprit des Lyonnais les idées contre-révolution-
       naires qui présidèrent à la journée du 29 mai, amenèrent le
      siège, et par la suite de terribles réactions, aurait voulu voir
      adopter les moyens violens qu'il croyait seuls capables d'arrêter
       les progrès du mal.
          Les Lyonnais, pressés par les agens des deux factions, gi-
      rondiste et royaliste, n'attendaient qu'une occasion pour se-
      couer le joug de la municipalité composée de jacobins, et à la
       tête de laquelle était Bertrand, l'associé de Chalier, maire de la
      ville : elle se présenta bientôt. Il s'agissait d'exécuter une loi du
       21 mars qui voulait que les assemblées primaires se formassent
      dans chaque section pour nommer un comité particulier de sur-
      veillance ; la municipalité qui y avait pourvu d'avance par des
       citoyens de son choix, conduisit contre les assemblées la force
       armée, qui les dispersa, et emprisonna les présidens et secré-
      taires des sections. Aussitôt celles-ci se déclarent en permanence
       et prennent les armes. La municipalité s'entourait des siens,
      et le 29 mai, après un combat acharné, les patriotes furent
      vaincus. Le 30, au matin, Chalier fut arrêté dans son lit, et le
       tribunal criminel annonça quelques jours après par une procla-
       mation qu'il allait être mis en jugement. Ce fut en vain que la
       Convention Nationale rendit un décret qui défendait de juger les