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9(5 LA R E V U E LYONNAISE
« Au regard dé la chambre du dict hospital,en laquelle les dicts sieurs esche-
vins ont accoustumé de retraire les tiltres de la dicte ville, tenir leur conseil et
toutes autres affaires, les dicts eschevins en useront comme ils_ont accoustumé *. »
Les mêmes conventions sont appliquées au gouvernement de la
Maladerie et de la Charité.
La Maladerie, ou Maladière, était un asile réservé à des malades
nombreux alors, aux lépreux.
La Charité était une institution analogue au Bureau de bienfai-
sance actuel, entretenue par des aumônes et des cotisations régu-
lières, et distribuant des secours à domicile aux indigents.
Il n'est pas question de l'hôpital de Roncevaux, l'union établie
entre lui et l'hôpital de. la ville, deux siècles auparavant, n'existe
plus, tandis que l'administration de ce dernier est devenue complè-
tement laïque, Roncevaux est resté, sous la direction exclusive et
sans contrôle des Âugustins, un véritable bénéfice.
Cette situation s'est prolongée jusqu'à la retraite des religieux
vers 1480 8 .
Les fonctions de l'hospitalier, qui donnait caution avant d'entrer
en charge, avaient pour objet tous les détails de l'administration
intérieure, tous les soins domestiques, le blanchissage du linge, la
préparation des aliments, le chauffage et la propreté des chambres.
Quant aux soins médicaux, il n'en est pas question avant la fin du.
seizième siècle.
Il n'était pas difficile de suffire à ces besognes diverses. La mai-
son était petite, et le mobilier était pauvre. Un inventaire de 1473
donne sur ce point des renseignements précis.
1
Celte chambre était la Maison commune : quoique le prix fait pour la construction
de l'hôtel de ville actuel eût été donnée en 1535, elle servait encore aux réunions du
corps de ville en 1573, « du dymanche deuzième jour de may l'an 1573, en la maison
commune sur l'hospital; a esté faict assemblée des habitants d'icelle, proclamée à son
de trompe à yssue de la messe paroissiale dudit lieu, pour délibérer et donner ordre
à la nourriture et enlretènement de l'affluence des pauvres qui surviennent jour-
nellement en ceste ville et pour délibérer des aultres affaire. »
2
Accord entre les ëchevins de Ville franche et le procureur des pauvres du
pays de Beaujolais, touchant le gouvernement et Vadministration des hôpitaux
de la ville. 15 avril 1456. — Archives de l'Hôtel-Dieu, fonds tle Roncevaux. V,
appendice, pièce n°l. Cette pièce a élé, par inadvertence, classée avec les papieis
de Roncevaux, qu'elle ne concerne en rien, dans l'Inventaire sommaire imprimé
en 1865'.