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L'ANCIEN HOTEL-DIEU
DE VILLEFRANCHE EN BEAUJOLAIS
Les historiens du Beaujolais signalent brièvement l'existence, Ã
Villefranche, au moyen âge, de plusieurs hôpitaux..Ces établisse-
ments ont depuis longtemps disparu, et si l'on veut connaître leur
histoire, c'est dans les plus vieux titres des archives de la ville,
les testaments et les terriers, qu'il faut chercher des renseigne-
ments. Trois d'entre eux étaient situés hors des murs : la Mala-
dière, au midi, à la porte d'Anse ; Roncevaux, au nord, à la porte de
Belleville, et la Quarantaine, au levant, près de la porte des
Fayettes. Le quatrième, le plus ancien, appelé successivement
Hôpital de la ville, Hôpital neuf, Hôpital de la pêcherie,
Hotel-Dieu, était dans l'intérieur de la ville, à la tête d'un pont,
sur la rivière du Morgon. Il faisait partie d'une ligne d'établisse-
ments semblables échelonnés sur la route de Lyon à Mâcon, et des-
tinés à recevoir les voyageurs pauvres et les pèlerins fatigués ou
malades.
Les hôpitaux qui jalonnaient cette route, étaient ceux de Limo-
nest ou de Plambost, de l'Isérable, d'Anse, de Villefranche, de
Saint-Georges-de-Reneins et de Belleville. Tous, Ã l'exception du
premier, placé au point culminant de la route, étaient situés sur
le bord des cours d'eau qu'elle traverse 1 . Grâce aux franchises
1
C^sétablissements, dont l'origine est incertaine, paraissent avoir été fondés dû
onzième au treizième siècle, au temps de la plus grande ferveur pour lés pèlerinages