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                      SOUVENIRS D'ALGER                         339
   Il y a de la poussière à Alger, comme à Narbonne, Perpignan,
Avignon, pas beaucoup plus. Il y a aussi de la puanteur faite
d'ordures putréfiées, d'egoûts engorgés, de haillons pourris et de
corps malpropres, défiant celle-là toute comparaison. Dans les




rues, sur les places, à chaque pas, un relent vous arrive ; avec un
haut-le-cœur mal dominé, vous cherchez autour de vous les vieux
fromages ou les vieilles viandes qui sont d'ordinaire en France
les coupables de ces surprises-là ; ni fromages, ni viandes, rien
que des Arabes. De cette expérience souvent renouvelée se dégage
une première impression qui devient bientôt un axiome; « Les
odeurs de l'Arabe n'ont rien de commun avec les parfums de
l'Arabie. »
   A moins d'être fonctionnaire ou commerçant, c'est-à-dire courbé