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BIBLIOGRAPHIE 107 elle a besoin du concours de tous ses enfants, mieux vaut prêcher l'amour que la discorde. Nous ne serons vraiment forts qu'autant que nous serons unis. CHARLES LAVENIR. TRAITÉ PRATIQUE DE BOTANIQUE. Propriétés des plantes : leur utilité et leur emploi dans la médecine, la pharmacie, les arts industriels, l'économie domes- tique, etc., par E D . LAMBERT, ancien professeur d'histoire uaturelle, membre de plusieurs Sociétés savantes. Paais, 1883. Librairie deFirmin Didot et G", imprimeurs de l'Institut, rue Jacob, 56. — Un beau volume orné de nom- breuses gravures. Prix : 5 francs. A toutes ses publications, quelles qu'elles soient, la maison Didot, gardienne jalouse de sa vieille renommée, apporte les plus grands soins. Choix du papier et des caractères, exécution parfaite des gravures, et ajoutons, encore, triage des auteurs qu'elle édite, tels sont les principaux caractères que l'on retrouve dans les productions de la célèbre librairie. C'est par ces qualite's précieuses que se recommande l'ouvrage de M. Lambert que nous présentons aux lecteurs de notre Revue. La botanique est chose tout à fait de saison. Chacun s'empresse de déserter la grande ville, on est aux eaux, on fait des courtes de montagnes, on va voir à la campagne jaunir les épis et les raisins se gonfler au soleil : plus d'un passe en bandoulière la boîte verte et dépouille vallons et collines de leur verte parure. Le livre de M. Lambert sera pour ces derniers un guide excellent. La description des plantes est précédée de toutes les indications pratiques nécessaires pour her- boriser avec fruit; les précautions à prendre, les soins à observer pour la cueil- lette et la conservation des herbes v sont fort bien indiqués. Vient ensuite la désiguation des différentes familles, des signes qui servent à les faire reconnaître: à chaque plante, un article substantiel, précis, est consacré. Le tout est accompagné d'une foule considérable de gravures, d'un fort bfi'n dessin et d'une grande exac- titude. Chaque numéro comprend quatre à cinq figures : pour le sureau, par exemple, qui me tombe sous la main en ouvrant le livre, j'en trouve cinq : la fleur, la coupe verticale de la fleur, la plante entière, le noyau, et la drupe cou- ronnée par le calice. C'est donc à peu près un millier de figures qui aident puissamment à l'intelligence du texte. A tous égards, le titre de Traité pratique de Botanique que l'auteur a donné à son livre se trouve justifié. Aussi nous semble-t-il appelé à rendre de grands services à ceux que l'amour de la nature entraîne chaque jour à la recherche des merveilles végétales de la création. Et nous croyons avoir fait œuvre utile en le signalant à nos lecteurs. GH. LAVENIR. ROSE DE NOËL, par CH. D'HERICAULT. Paris, Didier, 1883. Un vol. in-18, Prix : 3 fr. Nous avons lu plusieurs des ouvrages publiés par M. Charles d'Héricault, Thermidor, le Secret des Valrège, et dans tous nous avons reconnu une con- naissance appronfondie de l'art de conduire une action et de dramatiser un récit. Pourquoi, cela étant, son nom est-il moins connu, moins populaire que ne le sont ceux d'une foule de feuilletonistes sans valeur, de gens qui massacrent chaque jour la langue française qu'ils ne connaissent pas ? La raison en est d'abord que la foule est bête, archi-bête, partant que les livres à tournure littéraire sont moins son fait que les débauches e'chevelées d'un