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1)8           CHRONIQUE DE JANVIER      I9OI

étude sur l'ancien pays de Jare/ à « M. Chagnon » et en
même temps à notre érudit compatriote M. Vachez. C'était
une'étude sur « Chagnon, dans l'ancien pays de Jare/ »
que M. Vache/ avait adressée au'Bulletin de la Société des
Sciences et' Arts de Rive-de-Gier.
   Nos lecteurs l'ont certainement rectifié avant moi.
    A signaler dans les"ouvrages nouveaux, la monographie
de Dun-le-Roi, en Maçonnais, par les abbés Muguet et
Mouterde et M. Jean Virey, archiviste, dont on lira plus
haut le compte rendu.
   Je terminerai cette notice en taisant une rapide incursion
dans le monde théâtral, qui se rattache aux lettres et aux
arts par tant de points de contact, quand il ne s'en éloigne
pas pour mille causes diverses.
   Le 17 janvier, excellente reprise au Grand-Théâtre de
Sainson et Dalila, l'œuvre magistrale de Saint-Saéns. Le 24,
reprise de Lohengrin, avec grand succès, par Mmc Deschamps-
Jehin, dans le difficile personnage d'Ortrude.
   Aux Célestins, le 11, reprise du Sous-préfet de Château-
Busard, le vieux vaudeville de Gandillot; si le procédé a
sensiblement vieilli, il a conservé encore assez de vivacité
et de bouffonnerie administrative pour tenir honorablement
l'affiche.
    Le 16, une première, Moins cinq, vaudeville à succès du
Palais-Royal. Nous n'essayerons pas de l'analyser ici. Il y
a dans Moins cinq des mots d'une fine observation, des
intentions de comédie non dépourvues çà et là de quelque
nouveauté ; mais trop souvent le banal vaudeville a submergé
la comédie. C'est l'éternel voyage à Paris du ménage de
province qui, par des voies détournées et sous des prétextes
compliqués, se dispose, chacun pour soi, à y aller faire la
fête.