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434           NOTES ET DOCUMENTS SUR CORDELLE

Jean de Jusses, « moyennant le prix de 40 sols viennois »,
 la terre du Verdier et 4 deniers de cens à lever sur le courtil
de Letissier. L'acquéreur ne devait pas à cette époque être
très riche, car il dut fournir caution en la personne de
Thomas Groselle, damoiseau. Dans les années suivantes,
Guillaume augmenta considérablement ses biens par des
achats successifs. Il est à croire que le rude métier des armes
avait altéré en lui la délicatesse de la conscience, car nous
savons que plusieurs de ses créanciers durent réclamer leurs
payements par voie de justice, quelquefois même par la force
des armes.
    En avril 1274, Guillaume obtenait du comte de Forez,
la permission d'établir un pressoir à Néronde, près du
château. Ce n'était pas là une permission banale et sans
profit, si Ton se rappelle que le droit de pressurage était
réservé au seigneur, comme droit féodal, et que, par consé-
quent, nul ne pouvait presser sa vendange ailleurs qu'au
pressoir seigneurial, moyennant une redevance assez élevée.
Deux mois après, Guillaume acquérait deux maisons à
Néronde; l'une, par achat, de Bernard de Salemard (1),
l'autre, par donation, de Pierre de Thélis.
    A cette époque la terre du Verdier formait comme une
enclave entre les biens du comte de Forez, du chapitre de
Lyon et des seigneurs de Chantois. Nul besoin ne pouvant
obliger le comte de Forez et le chapitre à aliéner leurs terres,
Guillaume tourna ses regards vers les dépendances de la
seigneurie de Chantois. Au mois de décembre 1275, il acheta
à Jeanne, fille de feu Bernard de Chantois, pour le prix de
10 livres parisis, tous les droits qu'elle avait, en raison de
la succession de son père, sur le port de Chantois, « sis en

  (1) Cette maison était située « près l'église paroissiale ».