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388 SOCIÉTÉS SAVANTES divins du droit naturel, adoptés par nos anciens jurisconsultes français, l'auteur de ce livre appartient à la nouvelle école historique. Aussi, tout en reconnaissant l'intérêt qu'il présente, M. Gilardin combat vive- ment la thèse qu'il renferme. Des deux facteurs principaux de l'ancien droit, la famille et la religion, la première seule a été représentée d'une manière exacte et intéressante, par M. Sumner Maine; il a méconnu systématiquement l'influence de la religion. Or, c'est la religion qui sert de fondement et de sanction au droit et à la morale. Et le droit, tel que le conçoit la nouvelle école, n'est que le code de l'arbitraire et de la force brutale. — M. Bonnel communique une Notice sur l'Aca- démie, pendant le cours du xix c siècle. Après avoir rappelé l'origine de l'Académie en 1700 et retracé rapidement les transformations qu'elle a subies pendant le x v m e siècle, l'orateur rappelle les travaux les plus importants des membres de la Compagnie, depuis sa reconstitution en 1800. C'est en 1801, et dans une réunion de savants, tenue à Lyon, que le grand Ampère fournit des explications nouvelles sur l'électricité, prélude du télégraphe et des innombrables applications qui en ont été faites depuis. Plusieurs autres découvertes, sont dues aussi à des membres de l'Académie. C'est dans son sein que l'idée des Caisses de secours, pour la classe ouvrière, a pris naissance ; c'est elle aussi qui, depuis 1755, s'est constamment occupée de la question des eaux à Lyon. La Compa- gnie a pris de même une part importante à l'organisation et au fonction- nement de l'école de la Martinière. Enfin, les travaux sans nombre des membres de la Compagnie remplissent les 69 volumes de ses mémoires.