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264                       AUGUSTE ALLMER

dide d'un homme conscient de sa légitime valeur. Rien ne
le justifie mieux que l'impression de lumière et de clarté
laissée aux lecteurs de ces cinq siècles d'histoire, par con-
traste avec l'obscurité profonde qui environne notre Moyen
Age lyonnais. Tel fut aussi le sentiment de l'Académie
des Inscriptions et Belles-Lettres, qui décerna, en 1893,
aux Inscriptions du Musée de Lyon par Allmer et Dissard, le
grand prix Gobert. Je relève particulièrement dans le dis-
cours de M. Senart, président de l'Académie, ces justes et
expressives louanges :
   « Ce grand ouvrage est le couronnement d'une longue
carrière savante, d'un dévouement si actif à l'exploration
épigraphique de la Gaule, qu'on a pu dire que M. Allmer
la personnifiait toute en lui, soit par ses travaux personnels,
soit* par l'impulsion féconde que, jusqu'en' un âge très
avancé, il ne cessa de lui imprimer dans tout notre midi.
L'Académie est heureuse de reconnaître tant et de si longs
services, en attribuant aux cinq volumes des Inscriptions
du Musée de Lyon le grand prix Gobert. C'est un salut que
la capitale d'aujourd'hui envoie à son aînée (1). »
    Allmer, en étudiant le culte d'Auguste à l'autel du Con-
fluent, était ramené à un projet caressé depuis 1864 : orner
le temple d'Auguste et de Livie à Vienne d'une restitution de
l'inscription d'Ancyre. Car il ne laut pas l'oublier, Vienne
est restée la patrie d'imagination du grand épigraphiste.
Comment et pourquoi ce projet ne se réalisa-t-il pas, nous
l'ignorons. Mais après que M. Hirschfeld lui eut commu-
niqué les travaux de M. Mommsen (1865 et 1883), de



  (1) Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Comptes rendus, 1893,
pp, 415-416, Discpurs de M.. E, Senart, président de l'année, 1893,