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LA LISTE ÉPISCOPALK DE LYON I75 précédents; il tâcha de mieux faire, en s'inspirant principa- lement du Gallia chrisiiana. Il est probable qu'il ignorait, au moins à ce moment-là , l'existence de l'Evangéliaire d'Autun, aussi bien que la publication du Père Pierre Chifflet dans le Paulinus illustratus. 11 se rapproche cepen- dant de fort près de la série du vm c siècle, n'ajoutant aucun nom, à l'exception de Sicarius qu'il substitue à Senator, retranchant par contre Salonius, Veranus et Eldoinus, avoués comme n'ayant pas occupé le siège personnellement. Où son exactitude donnerait plus de prise à la critique, c'est dans la chronologie. Il y a quelquefois des écarts con- sidérables avec le chiffre authentique. Nous en signalerons deux : le décès de Prisais, placé en 558, au moins vingt ans trop tôt, et le sacre de Leidrade, 611769, à reculer de trente ans au moins. MOREL DE VOLEINE entretenait, de commun avec Péricaud, un penchant très prononcé pour les choses religieuses; il se réserva dans ce domaine, ainsi qu'un champ qu'il se fati- guait à tourner et à retourner sans cesse, l'architecture, la musique et la liturgie. S'il vient jamais à la pensée d'un curieux impartial de raconter les phases et les incidents de l'introduction, dans notre Primatiale, du bréviaire et du rituel romains, ordonnée par le cardinal de Bonald de pieuse mémoire, il devra assigner à ce savant passionné un vaste rôle, parmi les opposants les plus émus et les plus persuadés de la légitimité de leurs regrets et de leur résis- tance. Intitulé Liste chronologique des évêques et archevêques de- Lyon, où il est aussi traité des chorévêques, suffragants, vicaires- généraux et administrateurs de celte église, première partie destinée à commencer un Recueil de documents pour servir à l'histoire de l'ancien Gouvernement de Lyon, son ouvrage fut