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                      AUGUSTE BRIZEUX                       45

 seillais, auxquels il fait en 1834 u n C0U>'S de poésie, dont
 le manuscrit existe, mais n'a pu être retrouvé par M. Le-
 cigne, l'applaudissent avec un enthousiasme semblable à
 celui qu'ils ont prodigué naguère à Lamartine, partant pour
l'Orient.
    En avril 1834, il repart pour Pise et Florence, sa seconde
 patrie ; puis, la nostalgie des landes et de ce qu'il appelait
 « les petits pays de là-bas » le ramène en Bretagne, à Scaër,
 à la Tour du Finistère, auprès de son vieux maître,
M. Lenir. Rentré dans la capitale, il s'y lie intimement
avec M. Lacaussade et Turquety, y donne une seconde édi-
tion de Marie, poème, en 1836, et en prépare une troisième,
qui sera définitive en 1840. Entre temps, il voit Le Goni-
dec, et, devant sa tombe, en 1838, il évoque la belle figure
de ce grand savant, qui avait tant aimé son pays.
    La traduction delà Divine Comédie de Dante, 1841, est
beaucoup mieux accueillie du. public que les Ternaires (les
trois âges de la vie), dont le symbolisme ne plaît qu'à quel-
ques délicats.
   Après un troisième séjour à Scaër et un troisième voyage
en Italie, 1844, il publie les Bretons, en juin 1845. Sainte-
Beuve et Charles Magnin les louent ; mais l'auteur tombe
malade et il faut que Lacaussade et Sainte-Beuve l'assistent
dans sa pauvreté et l'envoient pour sa convalescence dans
sa chère Bretagne, à Scaër.
    L'année 1846 s'ouvre pour le poète par des souffrances
physiques, des angoisses morales; heureusement, elle se
termine par un double triomphe: le poète est décoré de
la Légion d'honneur par de Salvandy, et les Bretons (3 e édi-.
tion) sont couronnés par l'Académie Française.
   Une quatrième fois, il repart pour l'Italie et présente un
exemplaire des TreUns au pape Pie IX, qui le bénit, lui et