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70 HENRI H1GNAKD bilklsde loterie, le temps du tirage doit être proche. Tu me ferais plaisir de t'en informer auprès de ma cousine Maria, et après en avoir réglé le compte, de les portera M. Alday avec l'argent de ceux qui auront pu être placés, cela ne fera pas que je t'aime plus, car cela est impossible, mais du moins je te serai reconnaissant de ce petit service, et pour toi ce sera déjà commencer tes fonctions de futur membre de la Société de Saint-Vincent de Paul, cette bonne Société qui m'a été si utile, et qui, je l'espère, ne te le seras pas moins. — Bonnel et Lorenti te font leurs amitiés. Songeon me dit de le rappeler à ton souvenir, lui-même pense à toi avec affec- tion, et m'en parle souvent, moi je t'embrasse. Ton ami, ton frère. Paris, le 30 janvier 1840. II Dimanche, 9 février 1840. Mon cher frère, il est une chose dont je veux te parler avant tout. Ta lettre m'a fait un grand plaisir, mais, en même temps, elle m'a fait un peu de peine lorsque j'ai vu qu'elle était affranchie. Je sais que tu as peu d'argent, et dans la position où sont nos parents, c'est chose toute simple; moi qui à 2t ans suis encore à leur charge, je souffre plus que tout autre de leur peu de fortune, et je me reproche de leur dépenser ces petites rentes dont ils avaient bien besoin. Tu as donc peu d'argent, pourquoi t'en priver pour moi ? J'ai vu lÃ