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522                L'ÉCONOMIE POLITIQUE

les invitant à des conférences comme il en existe déjà à
Paris où catholiques et non catholiques viennent puiser
un enseignement social basé soit sur le droit naturel et les
vérités révélées, soit sur les seules données du droit, soit
sur le renoncement et la charité.
    De la moralisation de l'aristocratie ou de la classe diri-
geante, dépend celle de la masse ouvrière. On y amènera
celle-ci en lui donnant une instruction religieuse et morale;
en lui commentant une sorte de catéchisme religioso-social
dont le besoin se fait cruellement sentir; en expliquant aux
fils d'ouvriers pourquoi « Dieu a permis ces inégalités de
fortune, d'intelligence, de bonheur, comment, sous peine
de mort, elles sont la loi primoidiale du monde vivant et
du monde matériel, comment le travail manuel n'est pas
le seul travail et n'est qu'une forme au milieu de beaucoup
d'autres, de l'effort imposé par la volonté créatrice à tout
être. » Plus tard, quand ces enfants seront des ouvriers, on
continuera l'œuvre entreprise, à l'aide de maisons de
patronage, où jeunes gens riches et jeunes gens pauvres
fusionneront hebdomadairement, ou au moyen de confé-
rences sur les bases du travail, son but, ce que M. Borin
appelle « l'harmonie des lois sociales respectueuses du prin-
cipe de solidarité » et qui mettront les ouvriers jeunes et les
ouvriers âgés à même de comprendre leurs droits et leurs
devoirs.
   Se préoccupant de la position des ouvriers de la cam-
pagnes, M. Borin constate de leur part une tendance
migratrice, dans les villes, de plus en plus accentuée. Il en
accuse l'insuffisance du rendement foncier à nourrir le
petit propriétaire et le morcellement territorial provenant
des partages héréditaires. On éviterait un semblable état
de chose « en établissant que le père mort, un des fils