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n8                        LES AQ.UEDUCS

rillons, il nous aurait été impossible de prouver que cet
édifice avait été élevé pour servir de ventouse entre deux
siphons, l'un à l'est jusqu'au dessous du fort Sainte-Foy-
lès-Lyon; l'autre à l'ouest, jusqu'à la rencontre des cotes
315-320, sur 6,000 mètres de longueur environ (2). Ces
deux siphons étaient des entreprises tellement considé-
rables à réaliser, que cette conception, envisagée par nos
collègues de la distribution des eaux de Lyon, avait tou-
jours paru hors de raison, surtout pour dériver des eaux
qu'on ne pouvait capter qu'au-dessus de la cote 330, ou
plutôt 340, dans les montagnes de Vaugneray et de Pol-
lionnay, composées de gneiss et de granit, qui, même au
temps des Romains, ne pouvaient, en raison de leur alti—
titude au-dessus de 330 ou 340, en admettant qu'elles
eussent été plus boisées qu'aujourd'hui, donner une quan-
tité d'eau suffisante pour légitimer un travail aussi coûteux
que les deux siphons, est et ouest du Tourillon de Cra-
ponne, qui, nous le répétons, auraient mesuré, ensemble,
environ 6,000 mètres de longueur en tuyaux de plomb.



      LE NOUVEAU PONT D'ALAI, LA VOIE

                         D'AQUITAINE


   Les substructions trouvées dans les fouilles faites pour
fonder les piles du nouveau pont d'Alaï, justifient-elles
l'existence, sur ce point, d'un pont aqueduc ? Evidemment
non! On a trouvé les fondations des piles d'un ancien



  (2) 4,000 mètres à l'est, 2,000 mètres à l'ouest.