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4IO ORIGINES DE LUGDUNUM cienne étymologie grecque et sanscrite « celle dont les pieds rayonnent, tracent un sillon de lumière rayon- nante ( i ) . » Ainsi, les Thaumantides ont, avec la présidence des tempêtes, la charge d'enlever les âmes, surtout les âmes des mortels qui disparaissent inopinément, sans laisser de traces, ou se dévouent eux-mêmes à la mort pour un but sublime. En un chant de l'Odyssée, Pénélope leur fait en- lever les filles de Pandarus. Dans un autre, Télémaque effrayé de l'absence prolongée d'Ulysse, s'écrie : « Aujour- d'hui mort sans gloire, les Harpyes l'ont enlevé (2) ! » Hésiode accorde aux filles de Thaumas la beauté que leur donne Homère. Les champs du ciel sont toujours leur demeure, et la vélocité de leurs ailes égale la rapidité des vents et des oiseaux (3). Le poète ascréen même, dans un passage conservé par Strabon, suppose, ce qui s'accorde (t) Cv. ipyiis, splendens, alborenitens; sansc. rddj. nitescere, radiare. — Cf. lat. argentum, sansc. radjata, zend eresata. (2) Dans les nombreux passages où l'Odyssée fait figurer les Harpyes comme ravisseuses d'âmes, elles portent indifféremment ce nom de Harpyes et celui de eûsAA«i, tempêtes. (Odyss., IV, 727]. Te'^pos ei rus Koupaç ' Afirviut à iijfti^/aiTa. (Id. xx, 77). N»» et feiy «xAiS? 'Apirvicti à fiifif^xyri. (ïd. I, 241). 'A*Ae2s-, d'une façon inglorieuse, doit signifier ici, en se reportant aux idées du siècle d'Homère, sans Us honneurs de la sépulture. C'est ce que prouve un vers précédent : Ti Kit ai TUftSot ftif 'montrai Xlaïa^miol. (3) H2*«Voi/s-1' 'AfTtuiuf... Ai p' à nftui irvo