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L'INTERMÉDIAIRE LYONNAIS

                         RÉPONSES

   LES GRYPHES (Septembre 1879^.224).—Le contempo-
rain d'Antoine Gryphius qui, dans la note citée par
M. Steyert, a dit que la veuve de Sébastien Gryphe était la
tante d'Antoine, ne s'est pas trompé. Et Antoine n'en était
pas moins le fils de Sébastien. Ce n'est pas à dire que la
désignation de belle-mère soit synonyme de celle de tante,
mais on peut être tante et belle-mère de la même personne.
La réponse à la question de M. Steyert est dans les Lettres
 de légitimité obtenues par Anthoyne Gryphius, fils naturel
de feu Sébastien Gryphius, qui était marchand libraire à
Lyon, et de...., lors sa servante. Elles sont datées de St-
Germain-en-Laye, au mois de décembre de l'année 1561.
Elles ont été transcrites sur le registre intitulé Papier du JRoy,
qui a servi, de 1560 à 1566, à l'enregistrement des actes
royaux adressés à la sénéchaussée de Lyon. Si le document
trouvé par M. Steyert donne le nom de famille de la veuve
de Sébastien Gryphe, on peut avoir ainsi le nom de famille
de la servante qui était devenue la femme du marchand
libraire et la mère d'Antoine. C'était bien un familier de la
maison, ce rédacteur de la note de 1566, car en cette qua-
lité de familier ou d'indiscret, il révèle, par la mention du
lien de parenté qui unissait Antoine Gryphe à la veuve de
Sébastien, le nom que Sébastien, sa seconde femme et
Antoine avaient désiré voir prétérir au moins dans la trans-
cription des lettres de légitimité.
                                         C. BROUCHOUD.