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348                   J.-B. DE SEVELINGES
société, mais compris que pour le conjurer c'était peu de
démontrer l'impuissance des doctrines nouvelles ; qu'il
fallait encore leur opposer une puissante barrière en indi-
quant au peuple la source du vrai bonheur. L'homme, quoi
qu'il fasse, se disait M. de Sevelinges, a toujours en vue
le bonheur. C'est à la poursuite de l'idéal de ce qu'il consi-
 dère comme le bonheur le plus parfait, qu'il emploie tous
ses efforts et consume toute sa vie. Mais hélas ! trop sou-
vent il le cherche où il n'est pas, et se prépare ainsi de
 cruelles déceptions.
    Ces pensées si vraies inspirèrent à notre moraliste le
 sujet d'une étude ayant pour titre : Du bonheur dans ses rap-
ports avec Vital actuel de la société ( i ) . On y voit un tableau
 fidèle et saisissant des mœurs et des tendances de notre
 époque. M. de Sevelinges ne se contente pas de caractériser
 énergiquement les temps malheureux qu'il traverse, il
 sonde les plaies multiples qui le souillent, indique la cause
 et la nature du mal et fait connaître le remède qu'il con-
 vient d'y appliquer. Tous ceux qui, exempts des préjugés
 de .notre époque, ont abordé, après M. de Sevelinges, l'é-
 tude de la question sociale, ont reconnu comme lui que le
 remède, demandé en vain à mille expédients trompeurs,
 doit être uniquement cherché dans un retour sincère aux
 grands et immuables principes du décalogue de ce code qui
 renferme toute la sagesse de Dieu, de cette loi enfin qui,
 lorsqu'elle sera partout obéie, sera le dernier terme de la
 civilisation et le plus haut degré du progrès auquel l'homme
 puisse aspirer ici.bas.
  Dans ces pages honnêtement pensées et vigoureusement
écrites, sans aucune de ces finesses de langage qui déna-


  (i) Roanne, imp. Ferlay, in-18, 62 pp.