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LES 214 VIEILLERIES LYONNAISES metton, Vindry — de celui-ci, le Gendre de l'opticien est in- téressant, bien observé et bien Lyonnais — puis Jules Janin, un quasi-compatriote, lequel, dans son Chemin de traverse, introduit une scène inconvenante et invraisem- blable qui se serait passée aux abords des Célestins. Nizier la critique amèrement et il a raison. Puis Daudet, gâté par l'atmosphère de Paris, qui lance des diatribes con- tre les maisons de la rue Lanterne, surtout, où s'écoula son enfance,et qu'il n'entrevoit plus qu'au travers d'un verre noirci. « Et ce qu'il y a d'étrange, fait observer fort bien l'auteur des Vieilleries, c'est que si, au lieu d'y arriver à huit ans, le petit Chose y était né, dans cette maison, elle ne lui rappellerait sans doute que des souvenirs charmants Toute la valeur des choses est en vous- même. » Vient ensuite une revue des jeux de Lyon, ils n'y sont pas tous, les plus usités seulement : le Quinct empruntant, comme le billard, son attrait à l'exercice corporel et aux combinaisons de l'intelligence ; —uni-i.min, pour celui-ci, je me permets une annotation; ne serait-il pas un souvenir de quelque chanson d'imprimeurs ? Ces mots de Coquille et de Bourdon le feraient supposer; voir à ce sujet les Plaisants devis des suppôts du seigneur de la Coquille. — L y o n , 1587. —- Les boules, et à leur propos vient un lardon bien mérité contre les modernes maisons de campagne, excroissances fâcheuses dans la campagne déflorée de nos environs. « Horribles joujoux, avec des manières de seringues aux quatre coins en guise de tourelles. » —• La Crèche souvenir délicieux de nos premières années. La Crèche proprement dite était la représentation de la Nativité de Notre-Seigneur, de Noël; d'où vient Noël? On. le demande souvent, sou- vent on ne sait que répondre, j'en, ai vainement cherché l'ètymologie dans les dictionnaires très savants de Littré et