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106               tE TÈNEMENT DE THUNES

    Quant aux tuyaux émissaires qui partaient de ces ci-
 ternes pour les services publics ou particuliers, on en a
 trouvé des débris dans diverses directions. Dernière-
 ment, lors delà construction de la maison Henry, sur
 le quai de Pierre-Scize, on a découvert un conduit en
 plomb de 20 centimètres d'ouverture et de plusieurs
 mètres de longueur. C'était sans doute un conduit prin-
 cipal. Il se prolongeait à droite et à gauche de la maison
 Henry, on ne sait dans quelle étendue. Les débris ont
 été vendus comme vieux métal à un ferblantier du quar-
 tier. Ils étaient identiques aux fragments de tuyaux dé-
 posés dans notre musée : une feuille de plomb repliée et
 formant un bourrelet à l'endroit du mattage.
    Après ce résumé historique, qui, on le voit, a une
 grande valeur pour nous, nous allons aborder la ques-
 tion étymologique de l'expression de Thunes, partie
 essentielle de notre travail.
   A la chute de l'empire romain dans nos contrées, et
 après le passage des peuples barbares, Huns, Francs ou
Sarrasins, auxquels on attribue la ruine de notre ville
et la destruction de ses aqueducs, le plateau de Thunes
resta longtemps encombré des débris de ses monuments.
Ces débris subsistèrent pendant toute la période du
mo}ren-âge, jusqu'au moment où de nouvelles construc-
tions et des jardins, l'oratoire de Sainte-Marguerite et
la recluserie vinrent animer ce plateau. Sur les ancien-
nes cartes de la cité lyonnaise, redirons-nous, on dé-
couvre en ce lieu des fragments de murs, des arcades et
des voûtes profondes. Ces fragments ne sauraient être
que les débris des réservoirs destinés à abreuver les
quartiers de Saint-Paul et de Bourgneuf.
  Sous quel nom ce lieu était-il désigné dans l'antiquité ?
Probablement, sous un nom qui rappelait à l'esprit ces