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LES BIBLIOTHÈQUES DE LYON 267 n'avait eu que des maîtres d'école, mais pas de collège. Les jeunes gens qui voulaient étudier les lettres, la philo- sophie et les langues vivantes étaient obligés d'aller à Paris, à Montpellier, h Toulouse, à Bourges, ou même à Padoue ou à Pavie où des universités fameuses attiraient alors la jeunesse. Mais cette situation regrettable émut quelques hommes notables de notre ville, entre autres Symphorien Champier, né vers 1472, à Saint-Sympho- rien-le-Château, en Lyonnais, mort à Lyon en 1539 et inhumé à l'église des Cordeliers. C'était un homme uni- versel, a dit un biographe; on lui doit un grand nombre d'écrits, la fondation d'établissements utiles et la ville reconnaissante a donné son nom à l'une de ses rues. Il se concerta avec Claude deBellièvre, ancien premier prési- dent du Parlement du Dauphiné, né en mars 1487, mort le 2 octobre 1557, de la célèbre maison de Bellièvre, auteur lui-même du Lugdunum priscum, resté inédit et conservé à la bibliothèque de médecine de Montpellier, et ces hom- mes éminents communiquèrent leur projet au Consulat ; mais ce fut particulièrement Symphorien Champier, si nous en croyons l'Histoire universelle de Lyon, publiée à Lyon, en 1644, par Meissonnier, qui fut le promoteur de l'érection d'un grand collège à Lyon. « Il invita et con- « seilla, pour le profit du peuple, la fondation de ce beau « collège de la Trinité, regrettant de voir mourir l'exer- ce cice des lettres en cette ville et s'efforçant de l'y rani- trouvé aussi aux archives de la ville,sous la date du 15 novembre 1529, une lettre de Jehan Canapé, recteur du collège, au consulat, dans laquelle il se plaint de l'exiguité du local et du bruit des ateliers adjacents de Y artillerie du roy, et du découragement des bacheliers en voyant l'école désertée par les écoliers à la suite de ces inconvé- nients.