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378                        LITURGIE.

dans un but historique et littéraire. L'histoire a ses droits ;
les règles du beau ne sont pas de vains mots ; que l'on ne
voie donc pas en cela la pensée de vouloir engager une
polémique téméraire et en dehors de ma compétence.


   L'hymne que l'on chante aux vêpras le dimanche de la
Passion et le dimanche des Rameaux, Vexilla régis pro-
deunt, a été attribuée h Théodulphe, évêque d'Orléans, à
Seducius, h Venantius Honorius Fortunatus, évêque de
Poitiers et à saint Ambroise. Elle est imprimée sous le
nom de ces deux derniers auteurs dans le Corpus poetarum
(Londres, 1 713, vol. 11), mais avec quelques variantes ; le
texte mis sous le nom de saint Ambroise est exactement
le même que celui de nos Heures de Lyon (éd. Pélagaud,
1863) , sauf l'omission de la 2e strophe et l'addition
de deux strophes à la fin, celle 0 crux ave et la doxologie,
Te summa Deus trinilas. Le texte mis sous le nom de Ve-
nantius Fortunatus est le même que celui de saint Ambroise,
sauf deux strophes qui se trouvent en plus à la fin.
   Dans les nouvelles Heures selon le rit Romano-Lyonnais,
adopté à Saint-Jean, depuis le mois de décembre 1869 (ne
nous faisons pas l'écho des bruits répandus sur les causes
de cette adoption), le texte diffère également de celui de
saint Ambroise, de celui de Fortunat et de celui des Heu-
res de Lyon ; et ces différences sont loin d'être une amé-
lioration du texte primitif; une citation pour le démontrer.
Dans le texte vrai, il y a à la première strophe :
             Quo carne camis eonditor
              Suspensus est patibulo.
dans le texte nouveau on lit :
             Quaae vita mortem pertulit
              Et morve \itam protulit.