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                      CHATEAU-BAYART.                       67

son Durey de Noinville, qui les posséda jusqu'au moment
où la Révolution les fit vendre comme biens d'émigré.
   Le colonel Maurin, qui tenait en ce moment garnison au
fort Barraux, acheta toutes les archives et tous les papiers
terriers du domaine. Mais la caisse, dans laquelle on avait
expédié ces papiers à Paris, s'égara en route ; et cette perte
laissa un grand vide dans l'historique du Château-Bayart.
   Les terres furent divisées et vendues à divers parti-
culiers ; le château seul restait; en 1824, des Anglais vou-
lurent l'acheter; ils se proposaient, dit-on, de le trans-
porter dans leur pays pour le réédifier dans quelque jardin
public. Un sentiment national porta le gouvernement
français à empêcher la réalisation de ce projet. Plus tard,
M. Delandine de Saint-Esprit, propriétaire du domaine, le
revendit. En 1855, l'acquéreur se trouvant gêné dans ses
affaires voulut démolir ce château pour tirer quelque
argent de la vente des matériaux ; mais les héritiers béné-
ficiaires de M. Delandine exproprièrent le possesseur, et
mirent le château en vente aux enchères publiques.
   Ce fut alors que la Société de statistique de l'Isère
présenta une requête au préfet, et sollicita son inter-
vention auprès du ministre pour faire classer ces ruines
parmi les monuments historiques, afin d'en assurer la
conservation.
   Cette requête fut accueillie, et le conseil-général de
l'Isère, dans la séance du 29 avril 1856, émit un vœu en
faveur de l'acquisition, par l'Etat, des ruines du Château-
Bayart et de ses dépendances.
   Si le gouvernement n'a point accueilli ce v Å“ u , c'est
que l'on n'a probablement examiné la demande qu'au
point de vue de la conservation de ces restes, comme
monument historique. Il est malheureusement vrai que
les ruines de l'ancienne demeure , où naquit et habita
l'illustre chevalier, ne présentent qu'un médiocre intérêt
sous le rapport archéologique.
   On demande donc de nouveau que cette propriété,