page suivante »
HISTOIRE. 188
part. Cette demande, fondée sur les progrès rapides de
la localité, fut accueillie par le préfet, qui sentait le be-
soin d'une police locale dans un endroit mis en relation
directe avec Saint-Etienne, mais repoussée par le con-
seil général, à cause du peu d'importance des revenus
de la section d'Andrézieux, et de l'exiguïté de son ter-
ritoire. Le conseil général se fondait d'ailleurs sur l'op-
position du conseil municipal de Bouthéon et de 62 ha-
bitants d'Andrézieux. A la fin, cependant, il dut céder
devant l'évidence des faits : la population d'André-
zieux avait doublé en sept ans. En 1823, elle était
de 384 habitants ; en 1826, de 517; en 1829, de 633.
Il était impossible de nier qu'il y eût là de nouveaux
intérêts. Une ordonnance du 22 mai 1829 dota la sec-
tion d'Andrézieux d'une paroisse, et une autre ordon-
nance du 11 mars 1830 l'érigea en commune distincte,
et à ce titre la rattacha au canton de Saint-Rambert.
Le Bessat ou mieux Le Bessart, était autrefois un
simple hameau de la commune de La Valla. Placé sur
l'ancienne route de Saint-Etienne à Bourg-Argental,
il reçut un peu de la vie qui est venue depuis un demi-
siècle changer l'aspect de tout ce canton montagneux.
En 1827 la population de.la commune de La Valla s'é-
levait déjà à plus de 3,000 âmes, dont 631 appar-
tenaient à la section du Bessart. Cette circonstance,
jointe aux difficultés des chemins et à l'éloignement des
lieux, porta le gouvernement à établir d'abord une suc-
cursale au Bessart (ordonnance du 1er juillet 1827), puis
bientôt à l'ériger en commune distincte, avec le consen-
tement du conseil municipal de La Valla lui-même. L'or-
donnance d'érection est du 13 octobre 1831. A l'aide