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268 ÉGLOGUES DE VIRGILE. non risêre parentes, dans le commentaire de Servius, gram- mairien du IVe siècle, qui a assaisonné ce passage d'une hy- pothèse mythologique relative a Vulcain : « Sicut Vulcano contigitqui, cum deformis esset et Juno minime ci arrisissct, ab Jove est prœcipitatus in insulam Lemnum; illic nutritus ab Sintiis; cum Jovi fulmina fabricasset, non est adrnissus ad epulas deorum; postea, cumrogaret ut vel Minervse con- jugium sortiretur, spretus abeaest; unde divinos-honores non meruit. [P. Firgilii Mar. opéra, Mauri Servit Honorati gramm. in eadem commentant, Paris, 1532, in-fol., Rob. Steph.) De la découle la leçon cui (puero) non risêre parentes, leçon adoptée et défendue par plusieurs érudits de la Re- naissance , nommément par Bembus , Nicolaus Erythrœus [Firgilii Mar., etc., index cerlissimus ; Venetiis, 1538, in-12); J. Pierius Valerianus (Casligationes et variclates Firgilianœ lectionis, per J. Pierium Valerianum, Paris, 1529, in-fol.,), etc. Personne, dans le temps, ne s'éleva contre elle avec plus de force que le savant Politien, qui écrivit tout un chapitre sous ce titre : Quod Servius Bucolicos Maronis versus lam mendosè legilquam falsà enarral. Il attaque Servius avecbeau- coup de verve ; si Vulcain, dit-il, a été précipité du ciel, ce n'est ni parce qu'il était difforme, ni parce que sa mère ne lui avait pas souri, c'est parce qu'il avait pris le parti de Junon et conspiré contre Jupiter; chacun peut le voir dans Homère. Si même il faut en croire Hésiode et Théocrite, il n'avait pas dans Jupiter un père, il était né de Junon seule, comme Mi- nerve do Jupiter, ce qui l'avait fait nommer dftxrecp (paire carens) ; en sorte que, dans l'hypothèse de Servius, le mot parentes n'aurait plus sa raison d'être. Rien, enfin, n'était plus faux que de supposer que Vulcain avait été déshérité des honneurs divins, puisque Varron lui assigne la septième place parmi les grands Dieux, inter selectos deos numéral