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                          AU XII" SIÈCLE.                  361

    Telle est l'origine de l'abbaye de Joug-Dieu élevée dans
 la paroisse d'Ouilly, près Villefranche.
    Cette abbaye eut des destinées obscures, et, comme une
 pieuse fille, n'a jamais fait parler d'elle. Cependant « à son
 début, dit M. Bœuf, elle jouit d'une grande considération et
 compta bientôt sous sa dépendance plusieurs maisons reli-
 gieuses. De ce nombre étaient le prieuré de Seillon et celui
 de Montmerle (Bresse) appelé d'abord du Val-de-Sainl-
 Etienne (1). »
    Elle ne les conserva pas longtemps.
    « Seiilon , du consentement de l'abbé de Joug-Dieu, se
 rangea dans un ordre encore nouveau , mais déjà célèbre,
celui de saint Bruno (les Chartreux) et partant ne pouvant
plus avoir la conduite du prieuré de Montmerle, la délaissa à
Reynald, abbé de Joug-Dieu, par titre daté de l'an 1186... »
   En l'année 1210, à l'imitation de ceux de Seillon, les reli-
gieux de Montmerle passèrent à l'ordre des Chartreux ,
suivant la permission du pape Innocent III.
   « Innocent, évêque, serviteur des serviteurs de Dieu, à
« ses chers fils, au supérieur et au couvent de Montmerle,
« salut et bénédiction apostolique:
   « Jadis votre maison était soumise à Seillon , mais ce
« monastère ayant, par une divine inspiration, embrassé la
* règle des Chartreux , vous relevâtes de l'abbaye de Joug-
 <
c Dieu à laquelle vous avez obéi jusqu'à présent. Ayant
 e
« avancé en perfection, vous désirez, comme des membres
« parfaits, professer l'ordre des Chartreux. Nous donc, ce-
ci dant avec bienveillance à vos demandes, par l'autorité des
« présentes, nous vous permettons, nonobstant toute con-
« tradiction téméraire, d'entrer librement dans cet ordre,
c Qu'il ne soit permis à aucun de briser celte page de con-
 e

 (1) BÅ“uf, Album du Lyonnais de 1844, p. 238.