Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
[ Revenir aux résultats de la recherche ]
page suivante »
                 DE LA LITURGIE CATHOLIQUE.                 137

celles qui en possédaient et,dans certains cas,de se servir de
chaires mobiles. On devrait en tout état de cause s'attacher à
leur donner une structure favorable à la voix de l'orateur
plutôt que de se préoccuper d'une question d'ornements. La
chaire de Saint-Jean était, il y a quelques années, revêtue
d'étoffes violettes pendant l'Àvanl et le Carême. La dispa-
rution de cet usage est regrettable.
   Quant au style des chaires à construire, le grand éeueil à
éviter, surtout avec le style gothique, c'est la forme d'étei-
gnoir renversé ou de coquetier. Un autre inconvénient des
chaires qui ferait désirer le rétablissement des ambons ou
des jubés, c'est que la prédication faite dans le milieu de la
nef oblige une partie des fidèles à tourner le dos à l'autel et
à opérer au milieu de l'office une conversion, cause infaillible
d'un certain désordre ; évitons aussi un usage ridicule qui
existe à Paris, celui d'aposter sur les degrés de la chaire un
espèce d'appariteur en frac noir avec une chaîne d'acier passée
au cou, assimilant l'orateur sacré à un professeur de droit ou
de littérature. À Lyon, le suisse mène le prédicateur au pied
de la chaire et revient le chercher à la fin du sermon. C'est
plus simple et plus digne.


                              IV.

                       DES CHAPELLES.


   Les chapelles autour de l'abside n'appartiennent pas à la
véritable architecture chrétienne. Elles sont ou complète-
ment inutiles ou susceptibles d'amener une foule d'abus. Pour
en approcher il faut troubler la majesté du sanctuaire el lui
tourner le dos. Dans les églises construites sur un plan sem-
blable, la chapelle qui est dans l'axe de l'abside et de la
grande nef est ordinairement consacrée à la Sainte Vierge.