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BURGONDES. 57 Jornandès nous apprend que les Goths, dont faisaient partie les Gépides, sortirent de l'Ile Scanzîa, sur la rive en deçà de l'Océan ; en d'autres termes, pour se porter de la Scandinavie sur les rives opposées de la Baltique. Les Goths seuls, après avoir séjourné dans ce pays pendant la durée du règne de cinq rois, abandonnant la Baltique avec leur roi Filimer, allèrent occuper la Scylhie, vers les bords du Ponl-Euxin. Les Gépides ne les suivirent point ; ils res- tèrent dans l'île où ils s'étaient établis, laquelle reçut d'eux son nom de Gêpidos. Jornandès nous fait très-bien connaître cette île, lorsqu'il dit qu'après que les Gépides l'eurent quittée les Vividariens s'y élablirent, et qu'ils l'occupaient encore de son temps. Nunc... eam gens Fividaria incolit. Or, au chap. v, Jor- nandès place ces Vividariens ou Vidioariens ad liltus Oceani ubi tribus faucibus (1) fluenta Yislulœ flurninis cbibunlur, Fidioarii résident. Nul doute que , par' Fividarii ou Fi- dioarii, l'historien n'entende parler du môme peuple, puis- que, aux deux seuls passages de son histoire où il s'occupe de ces Vividariens ou Vidioariens, il les représente comme un assemblage d'hommes de diverses nations. Ex diversis nalionibus aggregantes (chap. v)... Ex diversis nationibus si in unum asylum collecte sunt et gentem fuisse noscuntur. (chap. xvn). « Si, comme on l'a très-bien dit, par les mots tribus fau- (1) Encore aujourd'hui la Vistule se partage en trois bras : l'un con- servant le nom et s'éeoulant ,dans la Baltique, au nord de Dantzick ; l'aufro nommé la Vieille Vistule, versant ses eaux peu abondantes dans le Frische- Haff; le troisième enfin qui, sous le nom de Nogat s'écoule également dans ce lac: l e Frische-Haff, c'est-à -dire le Haff aux eaux douces, a 21 lieues de lon- gueur, et de 2 à 4 de largeur. Une chaîne de bancs de sable le sépare de la mer Baltique avec laquelle il communique par un détroit nommé Gatt,