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58 BURGONDES. cibus Jornandès désigne les trois bras que forme encore au- jourd'hui la Vistule avant de se jeter dans la Baltique, H est évident que c'est aux terres traversées par un de ces bras, et comprises entre les deux autres et la Baltique, que Jornandès donne le nom de Gepidos. Celte île, où l'on péné- trait par des gués, vadis circumacta, mais dont l'accès pou- vait être facilement défendu, offrait une posilion excellente à des peuplades qui, (elles que les Gépides et les Vividariens, furent d'abord trop peu nombreuses et trop faibles pour s'aventurer au milieu des nations dont elles devaient natu- rellement exciter la jalousie et craindre les attaques (1). » XV. Une fois fixés sur la position des Gépides, la position des Burgondes devient facile à reconnaître. Jornandès nous apprend qu'ils furent attaqués par les Gépides, lorsque ceux- ci se portèrent vers les Goths. « Le roi Falida, dit-il, après avoir écrasé les Burgondes et dompté quelques autres nations, provoquant les Goths, viola le premier les liens du sang qui unissaient les Gépides avec les Goths. » Il résulte de la que les Burgondes, seuls nommés par Jornandès, furent attaqués les premiers par les Gépides ; d'où l'on peut inférer que les Burgondes étaient voisins de ceux-ci. Ajoutons que les Gépides, suivant le récit de Jornandès, pour aller combattre contre les Goths, dans laCacie orientale, partant de l'embouchure de la Vistule, durent nécessaire- ment longer ce fleuve, sur les bords duquel ils rencontrèrent les Burgondes. En résumé, la position des Vandales, fournie par Pline, sert à déterminer la position des Burgondes qui appartenaient aux Vandales, sur les bords de la Baltique, vers la Vistule ; en l'an 78 deJ. C , comme le position des Gépides, fournie (1) Note de M. Fournier de Moujan au chap. xvn de son excellente traduction de Jornandès.