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510                      NOTICE HISTORIQUE

« 4 ma très redoublée dame madame la duchesse de Bourbonnais
                         et d'Auvergne.
   « Ma très redoublée dame, je me recommande a vous humble-
ment , et vous plaise savoir que j'ay receuez vos lettres par les-
quelles j'ay sceu votre bon estât, lequel Dieux veuille conserver
et garder comme votre cuer le désire. Et car je suis certaine que
desirez savoir du mien , plese vous savoir que a l'escripture des
présentes je estoie en bonne prospérité, que ce vous veuille Dieux
ottroier. Ma très redoubtée dame, sur ce que me aves escript que
vous vouldriés et désirés moult savoir et cstre informée avec les
gens de votre conseil du droit et action que prêtent avoir mon
neveu le seigneur de Roche es terres de Trevos, du Cliastellar et
d'Amberieu, et que je vous vueille faire avoir les lettres ou vidimus
ensemble sur le fait d'Annonay, sur quoy vous puissiés avoir déli-
beracion avec votre conseil, plaise vous savoir que de toute ceste
matière et des dis drois et action j'ay tout dit et raconte au vray
ce que il en est a votre juge de Beaujaulois , lequel vous en doit
avoir escrit tout au long et applain. Et sur la délivrance de mon
redoubté sire de Bourbon, dont me avez escript qu'il sera bien
brief délivré sans faire vendicion , et s'il convenoit vendre que
vous ne le ferés point sans ma sceue, laquelle délivrance je désire
de tout mon cuer et prie a Dieu qu'il soit briefvement ainsi comme
mondit sire et vous le désirés, et pleust a Dieu eusse-je finance
et gages dont je vous peusse aidier a la dite délivrance , comme
serait votre voulcnte, car se je l'avoye et feust en ma puissance je
le feroye sans le demander. Mais en vérité je suis si chargiée de
pledoiries et de Testât de monsire tenir qui est foible et ancien, et
chascuns lui demande et il ne treuve amis qui le veuillent «imparer
de riens, mais covient a force de ce que je puis faire et finer de sa
terre et de la mien je despende tout a lui et moy deffendre. Ma
très redoubtée dame s'aucune chose vous plaist a moy possible de
faire, je le feroy de très bon cuer, prians notre seigneur qui vous
donist très bonne vie et longue. Escript a Trevos , le 4 e jour de
janvier.
  « Votre humble YSABEL DE HARCOURT, DAME DE VILLARS (1). »

   On lit aussi dans un mémoire d'Isabcl d'Harcourt, contre l'abbé
et le couvent de Chassaigne : « Item est vray que mondit sei-
gneur de Villars à sa dernière fin fit son testament, ja soit ce
qu'il n'avoit de quoy tester, quar il avoit vendu que donné tous
ses biens mubles et in mubles... Monsieur de Villars avoit tant
despensiez, tant à paier plusieurs grans altères de guerres qu'il

  (!) Arch. de l'Empire, p. 1375, cotc24T4.