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                  SUR LE CHATEAU DE TRÉVOUX,                           dit
avoit despendu et vandu de ses vaysselles pour ses afferes et né-
cessités. » (Ârch, de l'Emp. reg. p. 1389, cote 224).
   Aussitôt après la mort d'Humbert, Marie de Berri, femme de
Jean I e r , successeur de Louis II de Bourbon , prit possession de
Trévoux au nom de son mari, qui était alors prisonnier en An
gleterre, et fit entrer François Boule et sa compagnie dans la
grosse tour pour garder le château et la ville.
   Pendant les mois d'août, septembre et octobre de cette même
année 1423, un corps d'Anglais vint en Dombes, où il répandit,
un tel effroi que les titres appellent ce temps le temps de la peur.
Pour leur résister, on assembla les trois états du pays, et Oiselet
de Conflans fut mis en garnison à Trévoux.
   Les ducs de Savoie qui ne cherchaient qu'une occasion pour
s'étendre jusqu'aux bords de la Saône, crurent pouvoir profiter
de la captivité de Jean Ier de Bourbop pour tenter un coup de
main. Sollicité secrètement par Amé VIII, François de La Palu,
seigneur de Yarambon, entra en Dombes à la tête de 2,000 com-
battants , et dans la nuit du 18 mars 1431 s'empara de Trévoux.
Tous ses efforts vinrent se briser contre les murailles du château
et le courage de ses défenseurs. Comprenant qu'il ne pourrait
jamais rester maître de la ville s'il ne l'était du château , il se hâta
d'en lever le siège , craignant d'être surpris par les troupes qui
 marchaient contre lui. Il emmena prisonniers avec lui la plupart
des habitants auxquels il fit payer des rançons exorbitantes. Henri
Gentien, maître de la monnaie, paya pour sa part 1030 écus d'or.
   Varambon fut assez cruel pour employer la torture contre ceux
qui ne purent se rachètera temps. Aux chrétiens , il fit arracher
 une dent, aux juifs deux et de plus couper une partie de l'oreille.
Une douzaine de ces malheureux moururent dans les fers (1).
   Jean 1er de Bourbon, ou plutôt Marie de Berri, fit battre monnaie
momentanément au château même de Trévoux. Il paraît d'après
un mémoire de 1438, sur les contestations entre la Dombes et la
Savoie, que Charles de Bourbon fit aussi battre au même lieu (2).
La chapelle du sire de Villars était devenue la chapelle de la
  (1) Louvet. Hist. de Beaujolais et Bombes, manuscrit, t. n, f« 77.
  (2) Aubret.