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468 HISTOIRE DES JOURNAUX DE LYON. « Que je plains nia pauvre patrie, Disent les émigrés épars, Elle court vers la barbarie Elle veut bannir les beaux-arts ! » — Les beaux-arts ! du temps de vos crimes, Ils étaient rampants et flatteurs. Ils vont, pour devenir sublimes, Monter sur la base des mœurs. Pac le citoyeu P u s . (Journal Républicain du 2 S germinal, an II). Ou dans le genre de cette autre : Frères, voilà tout juste un an, Que Capet, le dernier lyran, Proscrit par les Français, Pour prix de ses forfaits, Dansa la carmagnole... S. N. d'auteur, {Journal Républicain, 18 ventôse, an II). Aujourd'hui le ton avait changé, et le journal de Pelzin con- tenait parfois des couplets dont la poésie faisait frémir. Aux cheveux mal peignés et gras, Succède la tresse élégante ; Les Jacobins ne l'aiment pas ; Qui la porte les épouvante. Mais nos tresses, de ces crasseux Ne deviendront pas la conquête. Il faut défendre ses cheveux Quand on veut conserver sa tête. La grossière malpropreté N'est que la dégoûtante image D'un cœur plein de férocité, Et non le signe du courage. Tils Jacobins, restez tondus, Tous êtes bien comme vous êtes. Mais le temps ne reviendra plus Où vous disposiez de nos tètes.