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DE LA SAONE. 235 par la vapeur, pendant l'année 1850, a été, comparativement à l'année 1849, de 44,660 tonnes (1). Une chose reste à faire dans l'intérêt du transport des mar- chandises par la Saône, c'est que cette rivière, améliorée dans sa partie supérieure, soit ouverte à son confluent par la traversée de Lyon rendue praticable et continue. L'on ne saurait trop affranchir le commerce de la traction à point fixe qui, en soumettant la navigation à une sorte de monopole, l'entravera toujours, tant que la Saône ne sera pas libre aux mouvements des remorqueurs. § 2. BATEAUX A VAPEUR P O U R 1 E S VOXAGEURS. MM. Churc et Mathieu construisirent, vers l'année 1826, les premiers bateaux destinés aux voyageurs qui naviguèrent régulièrement sur la Saône. Ils en firent d'abord deux : l'un, la Lyonnaise; l'autre, la Châlonnaise. On les nomma les Paquebots de la Saône. Chacun de ces bateaux avait une lon- gueur de 25 mètres, sur 6 mètres de largeur, non compris les tambours qui enveloppent les roues motrices. Ils avaient l'un et l'autre une machine construite à Londres, de la force de quatorze chevaux. La durée du trajet par ces bateaux était de 15 heures à la remonte de Lyon à Châlon, environ 34 lieues ; et de 9 heures à la descente de Châlon à Lyon ; encore ne pouvait-on pas na- viguer toute l'année, à cause des hauts fonds qui se formaient sur divers points de la Saône. Par suite de leur trop grande calaison, les bateaux de MM. Churc et Mathieu ne pouvaient pas franchir ces hauts fonds, notamment pendant les mois de juillet août et septembre, époque des basses eaux. Pour surmonter ces obstacles, la Compagnie des paquebots fit construire, en 1828, (-1) En 1849, les bateaux à vapeur ont transporté, sur le Rhône, 225,966 tonnes de marchandises, Le transport effectue en 1850 a été de 223,045 tonnes.