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102                 BULLETIN MONUMENTAL

Panthéon des gloires lyonnaises, et vît deux rangs de statues
d'illustres enfants de Lyon, s'aligner sur ses flancs. Je poursuis
mon idée. Le Pont-de-Pierre serait principalement consacré aux
magistrats et aux écrivains dignes de mémoire. Sur le pont de
l'Archevêché, on pourrait placer les pontifes illustres de l'apos-
tolique et sainte église de Lyon. — Les armes de la ville de
Lyon, qui sont de gueules au lion rampant d'argent, n'apparais-
sent pas assez ostensiblement dans les monuments lyonnais ;
qu'on les place donc sur le front de tous les édifices commu-
naux.
   Le percement de la rue Centrale n'a pas détruit heureusement
tous les petits oratoires angulaires des rues, toutes les niches
 de saints et saintes, si nombreuses à Lyon, comme celle de la
maison occupée par M. Gastinel, Port-du-Temple, les deux
niches sur une seule maison, angle des rues Mercière et Petit-
David, etc. La diminution du nombre de niches consacrées,
 existant naguère, fera comprendre le besoin de repeupler de
 saintes vierges et de saints celles qui ont survécu. La niche
 vide de la Renaissance, rue de la Palme, n° 5, celle de la voûte
 de la rue des Templiers, etc., etc., retrouveront leurs pieux
 symboles, assurément. — De même de toutes nos enseignes
 parlantes', symboliques, sculptées dans la pierre , comme celle
 à la Cage, 1749, etc. ; elles n'ont point disparu toutes dans le
 cataclysme des démolitions en masse. —Je vois avec plaisir aussi
 que l'antique et grave sonnerie liturgique de Lyon, qu'un nova-
 teur illustre avait voulu modifier, n'a pas été entraînée dansjpe
 mouvement si malencontreusement reçu par le clocher de Saint-
 François-de-Sales.
   Une restauration complète a eu lieu au théâtre des Célestins,
sous la direction de l'architecte Exbrayat. La Revue a déjà ap-
précié l'intelligence et le bon goût qui ont présidé à ces travaux.
   On continue à avoir à Lyon, dans l'enseigne même, le senti-
ment de l'inscription antique, de la majestueuse lettre augustale.
J'ai signalé, dans le précédent Bulletin, toutes les enseignes de
style antique, qui existent à Lyon : je n'y reviendrai pas.
   Je ne reparlerai ni de l'Entrepôt des Liquides, ni de l'Arsenal