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212 . LES INSL'BRES in quorum agro Colonia Lugdumim (1) (liv. îv, ch. xvm). Enfin, Ptolémée, qui vivait au commencement du deuxième du pays, un représentant de la domination romaine, dont les pouvoirs éten- dus, sous prétexte des intérêts de la République, amoindrissaient singulière- ment les avantages, plus apparents dans les mots que réels dans les faits, qui semblaient résulter de la condition de Fœderati on de Liberi. Ainsi, Une faudrait pas croire, comme le dit M. A. BERNARD, dans son Hisl. du Forez (t. i, p. ra), que Liberi signifie francs, exempts d'impôts, et que les Ségusiaves ne furent jamais considérés comme un peuple vaincu. Il ne fau- drait pas croire non plus , comme il le dit dans ses Origines du Lyon- nais (p. 65), que le titre de Liberi ait jamais donné aux Ségusiaves le droit d'entrer au sénat de Rome. Les Eduens eux-mêmes n'avaient pas ce droit, quoiqu'au dire de quelques-uns, leur titre de Fœderati les rattachait plus étroitement aux Romains que le titre de Liberi. Les Eduens, en effet, ne l'eu- rent que sous le consulat de Vitellius et de Tipstanus, après le discours de Claude au Sénat, en faveur des principaux habitants de la Gaule-Chevelue, de- puis longtemps alliés et citoyens de Rome, qui sollicitaient le droit de posséder aussi les dignités. Jus adipiscendorum in wbe honorurn e'xpeterent. (Tacite, Ânn., liv, xi, ch. xxm). « Le discours du prince, dit Tacite, fut suivi d'un Sénatus-Consulte, par lequel le droit de pouvoir entrer dans le Sénat de Rome fut conféré d'abord aux Eduens. On accorda cette distinction à l'ancienneté de leur alliance, et à ce qu'ils sont les seuls Gaulois qui se qualifient de frères du peuple romain. » PRIMI /Edui Senatorum in urbejus adepli snnt : datum idfœderi antiquo, et quia soli Gallorum Jraternitalis nomen cum populo romano usurpant. «(Tacite, Ann., liv. xi, ch. xxv). Ainsi, malgré le discours de Claude, les Eduens seuls obtinrent d'entrer au sénat de Rome. Ce ne fut que plus tard que Galba, en mémoire de "Vindex, accorda les droits de cité à la Gaule, avec l'exemption, à l'avenir, de tout tribut. Galliœ super memoriam Vindicis, obligatœ recenti dono Romance Civitatis, et in poslerum tribuli levamenlo. (TACITE, Hisl., 1. I, § 8). Quelques Cités voisines de la Germanie furent seules exceptées, telle que celle des Lingons qui obtint ul- térieurement la même faveur d'Othon. Lingonibus universis civitatem Romanam dono dédit. (Jbid. c. 78). (1) ÉPOQUE DE LA FONDATION DE LA COLONIE DE LYON. Lyon a été fondé, par Plancus, l'an 710 de Rome (42 ans avant J . - C ) . En se reportant à la correspondance de Plancus avec Cicéron, l'on voit