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DE NAPOLÉON A LYON. 105 tinua sa route vers Paris où il entra en proscrit pour en sortir général en chef de l'armée d'Italie. VIII. Général en chef, il traversa Lyon, sans s'y reposer, du 24 au 25 mars 1796, pour aller prendre le commandement de cette .armée d'Italie avec laquelle il fit de si grandes choses. Quelques mois après, Joséphine le rejoignait sur le lieu de ses triomphes. Elle arriva à Lyon le 19 décembre 1797 (29 frimaire an VI), et descendit à l'hôtel des Célestins, où elle séjourna quel- ques jours. C'est à ce passage que lui fut offerte, pour être remise à son auguste époux, une médaille que des citoyens de la ville, ses administrateurs, avaient fait frapper en son honneur. Nous devons à l'obligeance de M. Barre, sous-archiviste de la ville, dont le savoir égale la bonté, la connaissance de la pièce suivante qui est aux Archives de l'Hôtel-de-VilIe : 3o frimaire an VI. « L'administration centrale du département du Rhône, ins- truite que le citoyen Volozan, négociant à Lyon, avait fait frap- per une médaille en bronze représentant, d'un côté, l'illustre général Buonaparte avec cette légende : Buonaparte, général en chef de l'armée d'Italie, et offrant sur le revers l'emblème de la liberté tenant d'une main la corne de l'abondance et de l'autre l'olivier de la paix au-dessus de l'autel de la patrie ; la légende portant : A Buonaparte l'Italique, et l'exergue : Il ne combattit que pour la paix et les droits de l'homme. « Considérant que si c'est rappeler les arts à leur plus heu- reuse destination que de les consacrer à perpétuer la mémoire des hommes chers à la patrie, à la victoire et à l'humanité, l'offrande la plus précieuse à l'épouse du général Buonaparte, que les Lyonnais possèdent en ce moment dans leur commune, sera celle qui leur présentera la modeste effigie du grand homme» objet de ses plus chères affections.