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     38                        M. A.-C.-H. TRIM0LET.
       Mais, au lieu de moraliser, je devrais vous prier de recevoir,
     avec votre indulgence et votre bienveillance ordinaires, le fruit
     des longues heures de la solitude et des malaises de
                                 Votre affectionné serviteur et ami,
                                                       TRIMOLET.
          Lyon, 3i mai 1841.




                                   PRIVILEGE.
        Nous prions, supplions, et même requerrons le sieur Châtelain,
     notre ami, de lire, relire, supprimer, biffer, raturer, corriger,
     annoter, augmenter, illustrer, etc., etc., le présent manuscrit,
     et punirons de toute notre indifférence ceux ou celles qui s'avi-
     seraient de s'en moquer ou d'en prendre une ou plusieurs copies.
                                                  FOUILLERON
                                           (Pseudonyme de M. TRIMOIET) ,




                                    PRÉFACE.
        Si vous me demandiez pourquoi il me prend fantaisie d'écrire
     mon histoire, vous m'embarrasseriez singulièrement. En me
     tâtant bien, je ne trouve pas en moi beaucoup d'amour-propre
     ni matière à vanité, et pourtant je crains qu'on ne m'en accuse...
     — Si j'écris, peut-être est-ce tout simplement parce que ce n'est
     pas mon métier, et que j'ai toujours aimé à faire ce que je ne
     savais pas faire.
        D'un autre côté, ma mémoire s'affaiblissant, et les circons-
     tances de ma première jeunesse s'éloignant de plus en plus de
     moi, je suis bien aise d'en fixer les souvenirs. Et puis encore,
     que sait-on, s'il prenait envie, après ma mort, à quelque écrivain
     de tracer mon article biographique, n'est-ce pas une action
     louable de lui laisser des matériaux qu'il tournera, brodera, do-
     rera, comme d'habitude, à la plus grande gloire du trépassé. Ce




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