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170           REVUE MONUMENTALE ET LITURGIQUE
    L'ambon, posé à gauche du spectateur, entre la huitième et la
neuvième colonne, et la chaire ou pulpito, orné du chandelier
placé en regard, à droite, indiquent les bornes de l'ancien chœur,
sur-élevé d'une marche sur le niveau de la nef, dont il envahit l'es-
pace. Ces deux meubles, vraiment liturgiques du temple constan-
 tinien, brillent de toute leur forme antique, de tout l'éclat des
marbres rares et variés, de tout l'appareil savant de comparti-
ments et de marquetterie qui les composent. J'en dirai tout autant
du merveilleux pavé de marbre antique et de porphyre qui décore
cette zone. Au-dessus de la confession que couronne l'autel majeur,
règne hpresbylerium, dont sept degrés de marbre blanc exhaussent
l'aire au-dessus de celle du chœur. Une seule marche sur-élève
encore la mensa sacra à coffre carré, vêtue de parements de
soie dont les couleurs liturgiques varient suivant le temps, comme
cela se pratique à Saint-Jean-de-Latran, à Saint-Pierre-du-Vaiican,
dans toutes les basiliques qui ont conservé avec soin le dépôt des
primitives traditions hiératiques, et qu'abrite un magnifique ci-
borium. Cet autel, disposé de manière à ce que le prêtre regarde
le peuple, en célébrant les saints mystères, n'a pas de tabernacle ;
un seul petit gradin , posé dans l'axe de sa longueur , di-
vise sa surface en deux parties égales. Sous le cïborium est une
suspension par les saintes espèces. On lit dans sa portion interne
cette inscription :

              j " IOHS . PETRVS . AÃSGELS . ET . SASSO
                            FILII . PA.VM
            MAKMOR . HVI . OPIS . MAGISTRI . FVERVNT

   L'arc triomphal est très-prononcé. Son revers, du côté de
la nef, est orné de fresques frustes ; son intrados et son revers,
du côté du sanctuaire, de mosaïques que l'on s'occupe en ce mo-
ment à restaurer. La région apsidaire se termine carrément, et
forme comme une seconde basilique cousue à la première. Elle
est séparée latéralement du prolongement des nefs mineures qui
l'embrassent, par cinq colonnes de marbre blanc, cannelées, à cha-
piteaux corinthiens (pour chaque flanc), provenant des édifices an-
tiques et soutenaot une frise, composée comme la corniche de la