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il y a certainement bien des légendes et des histoires manus-
crites sur la princesse de Jarez et sur l'abbaye de Sainte-Croix
qui pourront contredire les traditions qui précédent, lesquel-
les, faute de mieux, ne sont, qu'on le sache bien, qu'un e m -
prunt fait à la mémoire du peuple, à son imagination, à cette
poésie dont tout son cÅ“ur regorge, comme l'a dit un auteur Ã
propos d'une légende. Les détenteurs de ces vrais documents
crieront à l'erreur et foudroieront cet écrit comme un vieil ana-
chronisme. 11 faut s'y attendre, mais à eux le péché. Que gar-
dent-ils dans leurs armoires les titres d'un pays ! De telles pièces
sont des pièces communes dont les possesseurs doivent aider
les leurs. Sans ces titres on se perd dans l'histoire. On arra-
che les limites du temps. Les époques se déplacent, l'erreur
du peuple se continue et s'endurcit. Ce sont d'ailleurs de ces
choses qui font partie du domaine public; et le domaine pu-
blic n'est pour personne susceptible de possession privée.
Ils ne pourront donc s'ériger en frondeurs, en critiques
sans dénoncer leur propre culpabilité. Or, j'attends et je pro-
voque même leurs réclamations. De telles réclamations, en
me mettant sur la voie pour la découverte de documents iné-
dits que je quête partout, m'aideront à remplir une mission
pour l'accomplissement de laquelle je demande secours (1).
A. COUTURIER.
(1) L'auleur a été chargé par le miuislère de la recherche, dans l'arron-
dissement, des documents inédits pouvant servir à l'histoire de France.